« 2008-05 | Page d'accueil
| 2008-05 »
dimanche, 04 mai 2008
Ce que j'ai vu à PARIS
Jeudi dernier, à Paris, comme chaque année, avait lieu notre défilé en l'honneur de Jeanne et de la fête du travail. Je suis surpris de constater à quel point l'estimation du nombre de gens composant une foule peut varier d'un individu à l'autre. En écrivant cela, je pense à ce journaliste de radio qui évoquait la présence de 1250 personnes derrières les bannières régionales, le même sans doute qui en avait compté 3000 le 1er mai 2002. Pour ma part, semblable à Spinoza (sur ce point seulement) je pratique "le pessimisme de la raison et l'optimisme de la volonté" et cette moyenne me donne trois fois plus de participants que notre zélé journaliste. Divergences de vue dans toutes les acceptations du terme!
Empruntant en toute modestie la formule à l'excellent Henri BERAUD, voici ce que moi "j'ai vu à PARIS": J'ai d'abord vu se masser sur les marches de l'Opéra nos anciens, la poitrine chargée des témoignages de leurs batailles au service d'un pays et d'une tradition pour lesquels il trouvent toujours la force de venir marcher et brandir fièrement leurs bannières. Ceux-là m'impressionnent, moi qui ne suis jamais allé au feu et qui n'ai entendu siffler à mes oreilles que les balles de tennis comme dit Roger HOLEINDRE.
J'ai vu ensuite nos jeunes se rassembler derrière les drapeaux du FNJ, garçons et filles d'origines sociales diverses, comme le reste du cortège. Il faut croiser le regard de ces jeunes quand on est adulte et qu'on se sent responsable des lendemains qui les attendent, on y puiserait de l'énergie et du courage pour des siècles!
Peu à peu, les fédérations se sont rassemblées, les bannières se sont dressées et le cortège s'est mis en marche en direction de la place des Pyramides. Là, j'ai vu des français de toutes sortes, derrière leurs élus ou leurs responsables locaux, il y avait des mères de famille avec marmots et poussettes, des retraités, des employés, des chômeurs, des commerçants, des bikers, des sportifs, des écolos etc...Tout ce que la France, en somme, peut compter de "diversité" se rendait devant l'estrade dressée aux pieds de Jeanne afin d'écouter Jean-Marie LE PEN.
Durant le discours, ils se sont tu mais l'enthousiasme et la ferveur étaient palpables. Notre journaliste devait être là. Quand Jean-Marie LE PEN a parlé de préférence nationale, il a entendu"racisme", quand il a été question d'insécurité et d'immigration, il a entendu "xénophobie", il a entendu "régression" à propos de la famille, "totalitarisme" à propos de la Justice, et il a compté 1250 personnes!
Surprenant de voir comme les évènements, les paroles ou les personnes changent au gré des narrateurs et des obédiences. En revanche, pas un mot du journaliste sur cette si jolie petite fille qui, à la fin du discours est monté sur l'estrade pour offrir un bouquet au Président et qui, ensuite, a chanté la Marseillaise bien mieux que notre équipe de football dite "nationale". Il ne l'a sans doute pas vue, c'est dommage, il aurait peut-être pensé que les anges n'offrent pas de fleurs au diable.
Erik FAUROT
Secrétaire Départemental du Puy-De-Dôme
Secrétaire Régional d'Auvergne
Le billet de DCG
Sans aucune dignité
Cela fait à peu près une semaine que le Menhir a dénoncé la médiocrité du (télé)film de Daniel Hamidou et Kaddour Merad : « Bienvenue chez les ch’tis », ce dernier faisant passer les gens Nord pour les « consanguins » chers à la maintenant célèbre bannière du PSG.
Mais ce n’est là qu’une humiliation « pleine d’humanité » de plus du peuple de province que l’on subit depuis l’infâme Yves Boisset et son « francadavérique » Dupont Lajoie. Outre les insultes (cf. la prochaine manifestation des Indig(è)nes de la République (1) ou les déclarations de l’ « immigrée choisie » en heptathlon Eunice « the Byte» (2) Barber (3), les agressions, les viols, les meurtres… la France s’automutile de par l’outil cinématographique ou cathodique.
Parmi ces métastases maquillées, le show « Sans aucun doute » de Julien Courbet et sa « Loge » de magistrats a une place de choix. Agriculteurs spoliés, mères célibataires d’enfants handicapés totaux à vie, grand-mères incontinentes délaissées et… le clou (façon Golgotha) du spectacle : la guerre des voisins. Là, bienvenue chez les ch’tis, chez les picards, chez les ardennais ou partout où les patrons voyous ont délocalisé les entreprises. Big brother filme tout, les révélations sexuelles du voisinage, les comportements alcooliques de Madame Truc, la dyslexie de la fille de Monsieur Machin… tout est bon pour réduire la misère sociale à un show de deuxième partie de soirée. Les victimes, « ridicules », sont toujours des français de souche et jamais des animateurs-producteurs qui montrent leur queue dans les avions (encore qu’en a-t-il une ? Ca se discute !). Soral, toujours excellent quand il ne veut pas réconcilier l’irréconciliable, avait déjà épinglé les Deschiens et leur goguenardise quant au peuple de France. Il serait temps de montrer du doigt l’ethnomasochisme de tous les jours dont fait partie « Sans aucune éthique », l’une des émissions phares de télé Sarko.
DCG
(1) http://www.indigenes-republique.org/spip.php?rubrique77
Vladimir Bukovsky
« L’Union européenne est un nouvel avatar de l’Union soviétique »
“Je suis allé dans votre futur, et ce n’est pas un endroit très agréable…”
Vladimir Bukovsky
D’aucuns l’ont classé parmi les héros du XXème siècle. Jeune homme, Vladimir Bukovsky va dénoncer l’usage de la psychiatrie à l’encontre des prisonniers politiques de l’ex-URSS et passera lui-même 12 ans de sa vie (1964-1976) - de 22 à 34 ans – dans les geôles soviétiques, les camps de travaux forcés et les institutions psychiatriques…
Il est finalement expulsé d’Union Soviétique vers l’Occident en 1976 et s’installe en Angleterre. Aujourd’hui âgé de 64 ans, il dit voir renaître dans l’édification de l’Union Européenne, le régime soviétique qu’il a tant combattu. Ainsi, pour lui, s’impose une priorité majeure : « supprimer cette institution sans attendre que ne tombe le masque qui révèlera au monde sa vraie nature - en tous points identiques à la monstrueuse tyrannie endurée par son pays natal » .
Lors d’une interview avec le journaliste et auteur flamand, Paul Belien, le dissident russe fera allusion à la visite effectuée à Mikhail Gorbachev, en janvier 1980, par une délégation de la Commission Trilatérale. Celle-ci comprend, outre l’ancien premier ministre japonais Yasuhiro Nakasone, Valery Giscard d’Estaing, architecte de la constitution européenne, le banquier David Rockefeller, membre du C.F.R. (Council on Foreign Relations) et l’ancien secrétaire d’état américain, l’inévitable Henry Kissinger, lui aussi membre du C.F.R…
Ces quatre puissants courtiers du Nouvel Ordre Mondial pressèrent Gorbachev « d’engager son pays dans les institutions financières internationales, telles que GATT, FMI et Banque Mondiale » . Ce à quoi ce dernier obtempéra avec diligence, opérant une ouverture qui devait permettre au Bloc soviétique d’être non seulement accepté par la communauté internationale mais allait aussi lui permettre d’accéder à l’aide occidentale.
Détail non négligeable durant l’entretien : Valéry Giscard d’Estaing se lève et, s’adressant à Gorbachev, déclare : « Monsieur le président, je ne peux vous dire quand cela arrivera – probablement dans 15 ans - mais l’Europe serait bientôt « un état fédéral » et vous devez vous y préparer….Vous devez rechercher avec nous la manière dont vous pourriez permettre l’interaction ou la participation des autres pays de l’Europe de l’Est ».
Dans son livre, Perestroïka, paru en 1987, le leader du Kremlin devait d’ailleurs faire référence à « une institution commune européenne… de l’Atlantique à l’Oural » et au cours d’une visite en Angleterre durant l’année 2000, il parla d’un « nouveau soviet européen » ; expression qui, prise dans son contexte russe, représenterait un organe gouvernemental restreint aux ordres d’un gouvernement supérieur, le Soviet suprême.
En 1992, le gouvernement russe l’invite à participer comme témoin à charge, à un procès destiné à l’investigation du parti communiste soviétique en tant qu’institution criminelle.
Pour préparer son témoignage, Bukovsky est autorisé à prendre connaissance de documents confidentiels, extraits de dossiers encore de nos jours classés ‘top-secret’, qu’il parvient à copier, muni d’un scanner de poche et d’un ordinateur portable. Une expérience qui ne fait que confirmer ses convictions, quant à la réalité d’une « conspiration » - ses propres mots - en vue d’établir un super-état socialiste et totalitaire en Europe : l’EURSS.
A l’occasion du 50ème anniversaire du soulèvement hongrois de 1956, il est convié à Bruxelles par FIDESZ (Alliance des Jeunes Démocrates hongrois) en tant que membre du ‘parti démocrate du Royaume Uni’. C’est dans un restaurant polonais, juste en face du Parlement européen qu’il rencontrera de nouveau Paul Belien.
En réponse à ce qu’on lui demande, il dira : « Je veux parler des structures, de certaines idéologies instillées, des projets, de l’inévitable expansion, de l’oblitération des nations, objectif primordial de l’Union Soviétique. Beaucoup de gens ne le comprennent pas, ne le savent pas. Mais nous, nous savons parce que nous avons été élevés sous ce régime, nous en avons étudié l’idéologie à l’école puis à l’université… L’ultime intention de l’Union Soviétique était de créer mondialement une nouvelle entité historique, les soviets. Il en est de même aujourd’hui avec l’UE. Ils tentent de créer un nouveau peuple qu’ils appellent « européens », quoi que cela puisse signifier… »
« Selon la doctrine communiste, reprit Bukovsky, et d’autres formes de socialisme, l’état, l’état national est destiné à disparaître. En Russie, le contraire s’est produit. Au lieu de s’émousser, l’état soviétique est devenu très puissant et les différentes nationalités ont été oblitérées. Mais lorsque se produisit l’effondrement, les sentiments d’identité nationale refoulés ont resurgi et failli détruire le pays. Ce fut terrifiant. Le même phénomène peut se produire en Europe. Vous pouvez presser, presser encore sur un ressort mais sa faculté à rebondir sera toujours là ».
Il se dit alarmé par la suprématie accordée à Europol - autre KGB d’après lui - évoquant l’urgence de le dissoudre avant que ses pouvoirs ne deviennent irréversibles. « Je trouve Europol suspect. Ce qu’ils nomment ‘racisme et xénophobie’ ont déjà été criminalisés et je crains, dit-il, qu’en absence de toute définition précise de ces ‘crimes’, les autorités de l’UE ne réduisent au silence et n’emprisonnent tous les opposants à une immigration incontrôlée en provenance du Tiers-Monde, de même que ceux qui protestent contre de nouvelles intégrations au sein de l’Europe… Je sais comment naissent les goulags… Pouvez-vous imaginer un KGB pourvu d’une complète immunité diplomatique ? »
Sources : The new American/ Paul Belien’s archives
La démocratie participative selon Royal
Le CFCM…
La Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris (GMP) a décidé « à l'unanimité » de ne pas participer aux élections du CFCM, prévues le 8 juin, et préconise « l'abstention » car elle « ne peut admettre de se voir reléguée à un rôle secondaire et une place insignifiante, voire fantomatique », déclare Dalil Boubakeur. Et il en appelle à « toutes les autorités » pour rouvrir le dialogue.
Les élections du CFCM doivent avoir lieu après désignation des délégués et élection des CRCM (conseils régionaux du culte musulman). Actuellement, le nombre de délégués qui votent pour la constitution des Conseils régionaux du culte musulman (CRCM) est fonction de la surface des mosquées ou lieux de culte (1.000 m2 = 10 délégués).
Selon la GMP, ce critère profite à « des lieux de culte récemment édifiés, en périphérie urbaine voire dans les campagnes, qui ont des surfaces importantes » et a favorisé « l'émergence d'une représentativité qui ne reflète en rien la sociologie de l'Islam ».
« Cela fait des années que nous avons dénoncé ces critères de représentativité comme injustes. Nous demandons l'équilibre des représentations et le consensus pour qu'il n'y ait ni vainqueur, ni vaincu », a ajouté Dalil Boubakeur, qui a aussi fustigé « la faillite de 80% des CRCM qui ne se réunissent même pas ». Sic.
Selon Chems Eddine Hafiz, secrétaire national de la GMP, « la seule façon de garantir la pérennité de notre surface au CFCM, qui est en l'état actuel de 15%, est d'en garder la présidence ».
Ben oui. Et alors ? Où est le problème ? Sarkozy avait nommé Dalil Boubakeur président du CFCM avant qu’il y ait des élections, Dalil Boubakeur a été « élu » président du CFCM alors qu’il n’avait que 10 sièges sur 43, pourquoi est-ce que ça ne continuerait pas ? Parce que l’UOIF voudrait prendre sa place ? Parce que les Marocains sont plus forts que les Algériens ? Eh bien il n’y a qu’à faire de Boubakeur le président à vie…
De toute façon le CFCM n’est qu’une coquille vide. C’était le fantasme de Sarkozy, de faire de l’islam une religion d’Etat. On voit le résultat. Sans surprise : c’était du Sarkozy.
Yves Daoudal
Guerre et pets...
Abkhazie: la Russie ne souhaite pas la guerre avec la Géorgie (Lavrov)
LUXEMBOURG, 30 avril - RIA Novosti. La Russie n'a pas l'intention d'entrer en guerre contre la Géorgie, suite à la montée de la tension entourant l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, deux républiques séparatistes en territoire géorgien, a déclaré mardi aux journalistes le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
"La Russie n'a pas l'intention d'entrer en guerre contre la Géorgie. De nombreux signes laissent cependant entendre que les dirigeants géorgiens envisagent une résolution musclée du problème abkhaze et sud-ossète. Le gouvernement géorgien achète, aussi bien ouvertement que de manière dissimulée, une grande quantité d'armements offensifs", a-t-il indiqué.
Le ministère russe de la Défense a accusé mardi la Géorgie de se livrer à des provocations contre les soldats russes de la paix et a promis de riposter de manière "vigoureuse et adaptée" en cas d'usage de la force par Tbilissi contre les soldats de la paix et les citoyens russes se trouvant dans les républiques autoproclamées d'Abkhazie et d'Ossétie.
Le ministère a en outre déclaré que la Géorgie transférait vers la haute vallée du Kodori des armements, du carburant, des denrées alimentaires et d'autres matériaux, ainsi que des militaires, le nombre "des soldats et des policiers géorgiens dépassant déjà 1.500 hommes".
M. Lavrov a en outre rappelé que Tbilissi violait les accords liés aux gorges de Kodori, où conformément aux résolutions de l'ONU les troupes géorgiennes ne doivent pas se trouver.
"Et bien sûr, n'oublions pas le célèbre vol de l'avion sans pilote dans l'espace aérien abkhaze, qualifié par les représentants de l'ONU de violation flagrante des accords concernant la zone du conflit", a-t-il indiqué.
M. Lavrov a annoncé qu'il transmettrait aujourd'hui aux représentants de l'Union européenne une grande quantité de matériaux "témoignant des violations perpétrées par la partie géorgienne".
L'ancienne république autonome d'Abkhazie a proclamé son indépendance envers la Géorgie après la chute de l'URSS en 1991. Des affrontements meurtriers ont opposé les Abkhazes aux forces militaires géorgiennes à partir de 1992 et n'ont cessé qu'après l'intervention d'une force internationale de maintien de la paix constituée de soldats russes en vertu d'une décision spéciale de la CEI. Les négociations entre la Géorgie et la république autoproclamée d'Abkhazie, qui réclame la reconnaissance internationale de son indépendance à l'égard de Tbilissi, ont été interrompues en 2006.
A l'époque de l'URSS, l'Ossétie du Sud possédait le statut de région autonome au sein de la République de Géorgie. En 1991, le premier président géorgien Zviad Gamsakhourdia a annulé ce statut, provoquant un conflit meurtrier. Tbilissi a perdu le contrôle du territoire sud-ossète en 1992.






