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vendredi, 09 mai 2008

Les bienfaits de mai 68...

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Les ados n'ont pas l'exclusivité de l'usage de drogues. Selon une étude récente, cannabis, cocaïne et psychotropes sont utilisés par de plus en plus de quadras ou de quinquas. Certains sont de très anciens usagers, d'autres s'y mettent sur le tard, pour vaincre le stress.

Les substances illicites ne séduisent plus seulement les jeunes. Phénomène négligé, selon le dernier rapport de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, l'usage de stupéfiants est de plus en plus répandu chez les plus de 40 ans. Pour l'OEDT, les prévisions pour les années à venir sont même inquiétantes.

« Selon les estimations, le nombre de personnes âgées connaissant un problème de prise de substances ou nécessitant un traitement des troubles liés à l'abus de ces dernières devrait plus que doubler entre 2001 et 2020 », écrivent les auteurs du rapport. Pour l'instant, la consommation de drogues reste moins fréquente chez les adultes que chez les jeunes. Toutefois, le pourcentage de patients âgés de plus de 40 ans traités pour une dépendance aux opiacés a doublé entre 2002 et 2005, passant de 8,6 % à 17,6 %.

Encore plus nocif

Aux Etats-Unis, des estimations indiquent que le nombre de personnes de plus de 50 ans nécessitant un traitement médical pour une addiction aux stupéfiants pourrait connaître une hausse de 300 % entre 2001 et 2020. « Les programmes qui, habituellement, traitent essentiellement des populations jeunes vont devoir s'adapter aux besoins de cette catégorie plus âgée », commente Wolfgang Götz, directeur de l'OEDT.

Au centre médical Marmottan, établissement parisien spécialisé dans le soin aux toxicomanes, cette étude n'étonne personne. « C'est vrai, la population que nous voyons en consultation est de plus en plus vieillissante », confirme le docteur Dan Velea. Mais qui sont ces adultes amateurs de substances illicites ? « Il y a les anciens babas cool qui, depuis qu'ils ont commencé dans les années 1970, ne se sont jamais arrêtés. Et puis il y a les consommateurs qui s'y sont mis sur le tard, pour des raisons souvent liées au travail ou à des problèmes sociaux », poursuit le spécialiste. Trop de pression, chômage, deuil ou encore solitude à la suite d'un divorce... L'usage des stupéfiants chez les adultes est beaucoup moins festif que chez les jeunes. « Ils se droguent pour oublier leurs soucis, pour se détendre, pour rendre la vie plus douce. Souvent, ils y associent l'alcool », continue Dan Velea. Les drogues que les adultes plébiscitent sont aussi variées que celles que consomment leurs enfants (cannabis, cocaïne). Ils ont cependant une spécificité : les médicaments. « Certains adultes détournent des ordonnances, souvent des antidépresseurs », confirme le médecin.

Si la consommation de drogue est nocive chez les jeunes, elle peut l'être encore plus chez les seniors. Avec le temps, certaines substances ont des effets néfastes. Les adultes métabolisent les drogues plus lentement et mettent donc plus de temps à les éliminer de leur corps. Le cannabis, par exemple, dont la substance active est aujourd'hui beaucoup plus puissante que dans les années 1970, est soupçonné d'entraîner une prise de poids et des troubles psychologiques comme la misanthropie ou la paranoïa. De même, la consommation prolongée de cocaïne peut provoquer de graves saignements de nez et des descentes terribles. « Sans parler des troubles sexuels ou encore des violences conjugales... D'ailleurs ce sont souvent ces derniers qui amènent les adultes à consulter », conclut le spécialiste.


Le parisien

Carla: Sarkozy naturalise plus vite que son ombre

carla.jpgOn s’est demandé pourquoi le chef de l’Etat lors de sa dernière intervention télévisée a confondu “régularisation” et “naturalisation”.

En psychanalyse, cela s’appelle un lapsus révélateur, ou plus prosaïquement, la faute qui consiste à substituer au terme attendu un autre mot.

En visite en Tunisie, Nicolas sarkozy qui, il y a peu, se félicitait de la nationalité italienne de sa nouvelle épouse a fait publiquement l’annonce suivante: “Et puis je voudrais saluer tout particulièrement une Française récente, Carla Sarkozy.”

Très sensibles au fait que Carla Bruni rejoigne les Français qu’elle jugeait, il y a peu, “médiocres”, nous nous demandons comment a-t-elle pu en si peu de temps acquérir légalement notre nationalité?
Y aurait-il eu des passe droits.. Nous ne pouvons le croire!

Carla Bruni, d'origine italienne, s'est mariée avec Nicolas Sarkozy le 2 février dernier.
Peut elle devenir française
suite aux déclarations de M Sarkozy, à Tunis?

D'après la loi, il n'en est rien. Depuis le 26 juillet 2006 (loi modifiée par Nicolas Sarkozy), un étranger (de l'Union européenne ou pas) qui se marie avec un Français peut demander la nationalité française «après un délai de 4 ans à compter de la date du mariage à condition que la communauté de vie tant affective que matérielle n'ait pas cessé entre les époux depuis le mariage.» «Le mariage n'exerce aucun effet sur la nationalité»

Monsieur le président doit nous expliquer comment Mme est devenue française.

Gorbatchev: impossible de faire confiance aux Américains

63823141.jpgMOSCOU, 7 mai - RIA Novosti. Il est impossible d'accorder du crédit aux promesses des dirigeants américains, a confié le dernier président de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev dans une interview publiée mercredi par le journal britannique Daily Telegraph.

"Les Américains avaient promis que l'OTAN ne s'étendrait pas au-delà des frontières de l'Allemagne après la Guerre froide. Résultat, la moitié des Etats d'Europe centrale et orientale sont désormais membres de l'Alliance, et l'on se demande bien ce que sont devenues ces promesses. Cela prouve qu'on ne peut pas leur faire confiance", a déclaré M. Gorbatchev au cours d'un séjour à Paris.

"Les Etats-Unis ne supportent aucun Etat agissant de manière indépendante. Chaque président américain souhaite la guerre", estime le père de la Perestroïka, qui a adopté à la fin des années 1980 différentes mesures destinées à améliorer les relations russo-américaines.

"Nous disposions de dix ans, après la fin de la Guerre froide, afin d'édifier un nouvel ordre mondial, et nous les avons gaspillés, sans aucun résultat", a-t-il fait remarquer.

M. Gorbatchev a dénoncé le caractère "infondé" des déclarations de dirigeants américains qui accusent Moscou d'entretenir une rhétorique agressive entraînant dernièrement une dégradation des relations avec l'Occident, Washington étant responsable de l'augmentation de la tension dans le monde.

"Le problème, ce n'est pas la Russie. La Russie n'a pas d'ennemis, et n'a pas l'intention d'entrer en guerre contre les Etats-Unis ou contre qui que ce soit. On a parfois l'impression que Washington souhaite guerroyer avec la Terre entière", a déclaré l'ancien président de l'URSS, en référence aux déclarations du chef du Pentagone Robert Gates, qui a mentionné la menace présentée "par le cheminement incertain de la Chine et de la Russie".

M. Gorbatchev a qualifié l'éventuel déploiement en Europe orientale d'éléments du bouclier antimissile (ABM) américain de "démarche dangereuse", qui "relance à un niveau inédit la course aux armements".

Comment il faut parler à la Commission…

Un intervenant du Forum socialiste ayant demandé si le député européen irlandais Kathy Sinnot était contre le traité de Lisbonne, un autre intervenant a répondu par l’affirmative, en renvoyant à un commentaire laissé par Craig sur mon blog.

Un troisième intervenant s’est alors offusqué qu’on puisse évoquer favorablement Kathy Sinnot, qui ose se battre « contre la Commission pour maintenir les discriminations à l'embauche sur critères religieux ». Il y avait un lien vers le site du Parlement européen, où en effet il y a une question écrite de Kathy Sinnot, en date du 2 avril dernier, concernant les « discriminations à l'embauche sur critères religieux », à savoir le fait que les écoles, les hôpitaux et les services sociaux catholiques embauchent des catholiques.

Kathy Sinnot ne craint pas de justifier cette « discrimination », sans jamais employer le mot, car elle montre qu’il s’agit d’une pratique normale. Elle le fait en utilisant la rhétorique de l’idéologie officielle, c’est-à-dire en partant du « droit du consommateur » (car les catholiques n’ont aucun droit). C’est fait avec tant d’habileté que cela vaut d’être reproduit.

J'ai cru comprendre que la Commission a envoyé une lettre d'avertissement à l'Irlande et qu'elle pourrait engager une action à son encontre au titre des dispositions législatives qui permettent aux écoles, hôpitaux et services sociaux dirigés par l'Église de sélectionner les candidats à un emploi en fonction de leurs convictions religieuses.

Les clients et les consommateurs choisissent souvent les services de ces institutions en raison de leurs convictions déclarées. Par exemple, les parents sélectionnent soigneusement les écoles et universités de leurs enfants. Ils payent à l'établissement des frais de scolarité conséquents afin que leur enfant soit éduqué dans un environnement dans lequel le corps enseignant et autres membres du personnel adhèrent à certaines croyances; les parents souhaitent que leur enfant soit exposé à la philosophie qu'ils ont choisie. De même, les patients qui doivent être hospitalisés peuvent avoir des convictions religieuses ou des préoccupations éthiques concernant les pratiques médicales, et ainsi délibérément choisir un hôpital où le personnel partage ces croyances religieuses. Dans ces deux exemples, les parents, l'enfant et le patient sont consommateurs d'un service.

La Commission est-elle d'avis que ces consommateurs ont droit aux services qu'ils ont sélectionnés et qu'ils payent dans la plupart des cas? Si une institution se qualifie de musulmane, chrétienne, juive, catholique, humaniste, etc., le consommateur n'est-il pas en droit de s'attendre à ce que le contenu soit conforme à l'étiquette?
Si les institutions dirigées par l'Église sont obligées d'engager des personnes qui n'adhèrent pas à la même croyance, à tout le moins dans les domaines du service dans lesquels cette croyance présente un intérêt direct, cela ne constitue-t-il pas une violation des droits des consommateurs, comme le principe de transparence en matière de la publicité par exemple?

 

On attend avec intérêt la réponse de la Commission.

Notons aussi que Kathy Sinnott milite contre l'avortement et contre la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Elle vient d'être élue (hier 7 mai) co-présidente du groupe ID (indépendance/démocratie) en remplacement de Jens Peter Bonde.

Yves Daoudal

Le multiculturalisme, cheval de Troie de l’islamisme

par Pierre-André Taguieff (directeur de recherche au CNRS, Paris)

Il faut s’interroger sur un paradoxe dont les conséquences géopolitiques peuvent être considérables : un pourcentage significatif des populations de culture musulmane installées dans les pays occidentaux et désireuses d’y rester se montre hostile à la civilisation occidentale et manifeste une certaine empathie à l’égard des milieux jihadistes. C’est dans les pays qui ont institutionnalisé le multiculturalisme, donc inscrit dans la loi le principe du respect inconditionnel des « identités culturelles », que l’opinion musulmane s’aligne le plus sur les positions islamistes. Les promoteurs de l’idée d’une « citoyenneté postnationale » ont par ailleurs fortement contribué à légitimer le multiculturalisme comme forme de « politique de la reconnaissance ».

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