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samedi, 28 février 2009
Afghanistan : l'Occident dans le sillage de l'ex-URSS
Par Ilia Kramnik, RIA Novosti
Le 15 février 2009, 20 ans se sont écoulés depuis le retrait des troupes soviétiques d'Afghanistan. En 1989, le monde espérait que le retrait de l'URSS de ce pays d'Asie centrale ramènerait la paix en Afghanistan. Malheureusement, cet espoir s'est avéré vain. Les Etats-Unis, soutenus par leurs alliés de l'OTAN, effectuent actuellement leurs opérations en Afghanistan. Le contingent international déployé dans ce pays ne cesse de s'accroître : les Etats-Unis ont déjà annoncé qu'ils avaient l'intention de doubler leurs effectifs en les portant à 52.000 hommes. Ils espèrent que cela permettrait, grâce à l'accroissement des effectifs de certains alliés, de remporter enfin la victoire décisive sur les détachements de talibans et les groupes éparpillés de combattants islamistes.
A l'époque de l'URSS, l'accroissement des effectifs du contingent limité de troupes soviétiques fut considéré comme l'un des principaux moyens de remporter la victoire : le nombre accru de soldats permettait de contrôler un grand territoire et de mieux protéger les convois de cargaisons. En principe, cette décision était juste, mais il devint toutefois clair que l'augmentation des forces à elle seule était inutile si on ne pouvait pas porter des coups aux bases d'approvisionnement et d'entraînement de l'adversaire. Les "douchmans" ("ennemis" en dari) tués furent tout de suite remplacés par des combattants, des groupes et des bandes importantes venus du Pakistan et dotés d'armes américaines, chinoises et soviétiques (livrées par certains anciens alliés de l'URSS).
L'unique moyen de venir à bout de l'ennemi était de mener une opération militaire au Pakistan en vue d'y détruire ses bases, mais ce scénario était impossible.
Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui? A peu près la même chose. Les Etats-Unis luttent contre les groupes de combattants islamistes qui reçoivent leur approvisionnement de l'étranger - en provenance d'Iran et du Pakistan - et ils n'arrivent pas à détruire ces bases étrangères. Toute guerre sur le sol pakistanais, aussi bien que contre l'Iran, est en ce moment impossible. En fin de compte, à quoi peut-on s'attendre? Le renforcement du contingent américain en Afghanistan ne fera qu'accroître les pertes (il convient de signaler que les Etats-Unis sont réticents sur leurs pertes essuyées dans la zone du confit). En fait, ils seront placés devant le choix suivant : soit cesser l'opération soit l'élargir radicalement. L'arrêt de l'opération signifierait un échec. Après le départ des Etats-Unis, l'Afghanistan se retrouvera rapidement sous le pouvoir des talibans: même les prévisions les plus optimistes ne donnent au gouvernement de Hamid Karzaï que quelques mois d'"existence autonome".
Il est encore plus difficile de prévoir comment cela se répercuterait sur le règlement des problèmes intérieurs des Etats-Unis, mais, dans le contexte de l'approfondissement de la crise - économique et psychologique - l'échec essuyé dans cette guerre aurait un impact négatif sur le pays.
Les Etats-Unis ont de plus en plus de mal à approvisionner leur contingent en Afghanistan. Evidemment, il vaut mieux le faire à partir du Nord où la Russie jouit de l'influence. Dennis Blair, actuel directeur du renseignement national américain, a carrément accusé ces jours-ci Moscou d'avoir évincé les Etats-Unis de la base aérienne de Manas au Kirghizstan. "A vrai dire, je suis déçu du rôle joué par la Russie aux négociations sur la base aérienne de Manas au Kirghizstan, a-t-il déclaré. On a l'impression que la Russie ne joue pas un rôle utile, bien que, dans l'ensemble, la Russie estime que le rôle des Etats-Unis en Afghanistan et la lutte contre le terrorisme dans ce pays correspondent à ses intérêts, car elle se heurte à l'extrémisme sunnite dans ses régions méridionales".
Pourtant, le jour où Dennis Blair a fait cette déclaration, la Russie menait des négociations avec des représentants des Etats-Unis sur le transit par son territoire de cargaisons non militaires en Afghanistan.
La Russie contrecarre les tentatives des Etats-Unis d'accroître leur influence dans les anciennes républiques soviétiques, mais, en même temps, elle ne fait pas obstacle à l'opération des Etats-Unis en Afghanistan pour plusieurs raisons. L'absence de succès de l'opération peut rendre les Etats-Unis plus conciliants sur plusieurs problèmes clés concernant l'influence en Asie. D'autre part, si les Etats-Unis et leurs alliés quittent l'Afghanistan, la Russie devra défendre de nouveau ses alliés centrasiatiques contre les agissements des extrémistes à partir du territoire de l'Afghanistan.
La question de savoir si les Etats-Unis et l'OTAN peuvent modifier leur stratégie d'une manière ou d'une autre reste en suspens. Pour trouver une issue à cette situation, l'Occident renforce sa pression militaire et instaure "des institutions démocratiques" sur le sol afghan, en imposant aux habitants autochtones des formes d'administration et de structure sociale qui leur sont étrangères. Bien entendu, tout ceci ne conduira à rien de bon.
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Economie : la chute libre
Croissance, emploi, production industrielle, immobilier, tous les indicateurs économiques sont au rouge. Les prévisions les plus pessimistes risquent de se vérifier pour 2009.
Croissance
La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a de nouveau prévenu mercredi que les chiffres de la croissance française pour le quatrième trimestre 2008 seraient «très mauvais», estimant qu’un recul de 1,2% du PIB était “très probable”. Selon la Banque de France, le produit intérieur brut (PIB) devrait être en baisse de 1,1% au dernier trimestre et sa hausse devrait être réduite à seulement 0,7% sur l’année. La majorité des économistes sont encore plus pessimistes. (source)
Emploi
Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie 1 (personnes à la recherche d’un emploi à temps plein et à durée indéterminée), a explosé en janvier, progressant de 90 200 par rapport à décembre (+ 4,3 %) et de 15,4 % comparé à janvier 2008, pour s’établir à 2,204 millions, a annoncé, mercredi 25 février, le ministère de l’emploi. Il s’agit d’une augmentation record, qui bat le précédent atteint en novembre 2008. «On est sur un rythme annuel de 1 million de chômeurs de plus par an. 2009 sera catastrophique» affirme l’économiste Mathieu Plane (sources 1, 2)
Production industrielle
La production industrielle française a continué à s’effondrer en décembre pour le cinquième mois consécutif, une séquence historique de baisse qui confirme l’entrée inéluctable de la France en récession. «Bérézina», «descente aux enfers», «cataclysmique»… les économistes rivalisent de superlatifs pour illustrer la brutalité avec laquelle la crise a frappé l’industrie. (source)
Immobilier
Les mises en chantier de logements en France ont reculé de 20,2 % entre novembre 2008 et janvier 2009, comparé à la même période un an plus tôt, et les ventes de logements neufs ont chuté de 37,6 % au cours de l’année 2008 par rapport à 2007. Pour le seul mois de janvier, la chute des mises en chantier atteint même 29 %. (source)
Selon une étude menée pour Fiducial, 38% des patrons de très petites entreprises craignent la fermeture en 2009, alors que 75% des banquiers redoutent cette situation pour leurs clients. (Le Figaro)
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L’OCDE veut plus d’immigration
Communiqué de presse de Wallerand de Saint-Just
M. Garson, chef de la division des migrations internationales de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique, dénonce publiquement (in Le Monde du 26.2.09) le fait qu’à cause de la crise, beaucoup de pays durcissent leur politique migratoire, se montrent plus sévères avec les clandestins et appliquent strictement la préférence accordée aux chômeurs nationaux. Pour lui, c’est du racisme et de la xénophobie.
Le Front National dénonce le caractère politique de ce discours : il est scandaleux qu’un fonctionnaire d’une telle organisation se permette de prétendre qu’accorder une préférence aux chômeurs nationaux, c’est du racisme ou de la xénophobie. Une organisation comme l’OCDE ne doit pas, elle, profiter de la crise pour développer des propos déplacés et politisés.
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vendredi, 27 février 2009
Canal+ pris la main dans le sac
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a décidé de mettre les chaînes Canal+ et sa filiale i-TELE en demeure de respecter "leur obligation d'honnêteté de l'information" après la diffusion d'un reportage sur les manifestations en Guadeloupe comportant des images de Madagascar.
"dans leurs journaux d'information du 17 février 2009, les deux chaînes avaient diffusé un reportage sur les manifestations en Guadeloupe qui comportait les images d'une intervention des forces armées contre des manifestants à Madagascar [...] aucune indication n'ayant été donnée à l'écran sur la teneur de ces images, qui n'avaient pas de rapports avec le sujet traité, leur diffusion était de nature à créer la confusion dans l'esprit des téléspectateurs".
Source: Le Salon Beige
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jeudi, 26 février 2009
Communiqué de Jean-Marie Le Pen
Commission Balladur : du bon et du très mauvais
Selon les fuites parues dans la presse, il semble que le comité Balladur ait tenu compte de plusieurs de nos propositions, notamment en ce qui concerne l’élection à la proportionnelle de « conseillers territoriaux » dont les premiers élus seraient les conseillers régionaux, et la fin de la « compétence générale » des régions et des départements qui permet un chevauchement inextricable des compétences.
Nous en prenons acte.
En revanche, la réduction du nombre des régions métropolitaines de 22 à 15, avec l’objectif avoué de créer des régions « de taille européenne », s’inscrit dans l’inadmissible plan de démantèlement des nations que les eurocrates poursuivent avec détermination.
Ce n’est sans doute pas un hasard si le projet de la commission Balladur doit être remis au président de la République le 4 mars, la veille du « sommet européen des régions ».
Mais l’Union européenne n’est légitime que si elle reconnaît le rôle premier, naturel et indispensable des nations, comme l’a fortement rappelé le président tchèque Vaclav Klaus l’autre jour à Bruxelles.

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Perpignan : banalisation d’une criminalité violente et indifférence des passants
Mercredi 17 février dans l’après-midi, deux jeunes filles ont été très violemment agressées en plein centre ville de Perpignan. La foule présente est restée étrangement passive alors qu’une meute de “jeunes” s’acharnait sur ces deux jeunes sœurs âgées de 21 et 24 ans. Nous assistons quotidiennement à une inexorable augmentation d’une délinquance de plus en plus violente et à la lâche passivité de citoyens pourtant témoins directs.
Perpignan : délinquance exponentielle et tranquille lâcheté
Dans son édition internet daté du 24 février, L’Indépendant relate un sordide fait divers qui s’est produit en début d’après-midi dans une terrasse de café située en plein centre ville de Perpignan. Notons d’emblée que les mercredis et samedis ces rues sont extrêmement fréquentées.
Si cette terrible agression s’est déroulée le mercredi précédent, la jeune fille violemment tabassée par une dizaine de “jeunes” a attendu 5 jours pour témoigner en dépit de la peur de représailles. Voici son témoignage brut :
Ma sœur buvait une limonade, moi un café. Une jeune fille est passée, et a demandé une cigarette à ma sœur, qui a refusé. La jeune fille s’est mise à l’insulter. Elle n’arrêtait pas. Alors, j’ai dit à ma sœur de lui donner cette cigarette, pour qu’on en finisse. La fille a pris la cigarette, a fait mine de partir, mais elle s’est retournée vers nous, a pris le verre de limonade et l’a lancé au visage de ma sœur. Le contenu et le contenant.
Spontanément et sans réflechir, la jeune fille de 21 ans prend son verre et le jette au visage de la provocatrice qui ensuite s’en prendra très violemment à sa sœur ainée. Alors que la jeune sœur tentait de s’interposer, une dizaine de “jeunes” surgis de nulle part se sont littéralement déchainés dans une explosion de violences. Pendant ce temps, les témoins très nombreux (clients attablés et serveurs) sont restés étrangement amorphes et sans réaction apparente. Le témoignage de la jeune sœur est accablant sur la tranquille lâcheté de la foule : “Et tout autour, les gens regardaient, sans intervenir. Ils étaient au cinéma, et j’étais l’attraction”. Bien évidemment, la scène a duré un certain temps, particulièrement angoissant pour les agressées.
Après s’être dégagées des assaillants qui se sont envolés comme un essaim de sauterelles, les 2 sœurs se sont réfugiées à l’abri à quelque mètres du lieu de l’agression. Là encore, la lâcheté et la passivité du personnel et des clients s’apparentent à la non-assistance à personnes en danger. Lisons mot par mot le poignant et accablant témoignage de la jeune sœur : “Personne ne nous a tendu la main. Je suis entrée dans le café Imbernon, j’ai demandé à ce qu’on appelle la police. Personne n’a bougé. Finalement, le gérant de chez Espi nous a fait rentrer à l’intérieur, nous a donné à boire et a appelé la police”.
Si la jeune fille de 21 ans est ressortie des urgences avec de multiples ecchymoses et une fissure au bassin, en plus des violences physiques elle a subi un traumatisme moral en raison d’une passivité générale des témoins. Une plainte a été déposée au commissariat qui mène une enquête officielle. Dans son témoignage, la mère de la victime pointe du doigt cette lâcheté qui semble tranquillement assumée : “Pourquoi n’ont-ils pas porté secours à ma fille quand elle était à terre ? Cela aurait pu arriver à n’importe qui, il faut que les gens se sentent concernés ! Ce n’est pas une affaire de politique, ce n’est pas une affaire de police. C’est une affaire de conscience. On ne peut pas banaliser la violence comme cela”.
Selon les policiers, les serveurs ou les clients réguliers, ce genre d’agression extrêmement violente et fulgurante se produit régulièrement les mercredis et samedis après-midi. Les habitants de ce quartier animé assistent donc passivement à la banalisation d’une délinquance de plus en plus violente qui pourrait déboucher sur des décès de personnes fragiles. Quant aux témoignages des clients ou serveurs, on sent une certaine gêne qu’un flot de paroles bien tardives n’arrive pas à masquer.
Pourtant dans toute société civilisée à travers la planète, la sécurité constitue la première des libertés. Cependant, les démocraties occidentales ont jugé bon d’abolir la peine de mort, clé de voute d’un authentique système judiciaire. Ces abolitions provoquées au nom d’un “humanisme” dévoyé, ont sérieusement détraqué la hiérarchie pyramidale des peines. On assiste donc à une escalade de violences dans des sociétés devenues criminogènes. Ressentant une certaine impunité, le voleur de poules peut se métamorphoser en un criminel redoutable, qui ne sera nullement impressionné par de brefs séjours carcéraux raccourcis par des remises de peine.
On ne dénoncera jamais assez l’inconscience ou le cynisme de “gauchistes” et de “bobos” de salons pour lesquels les criminels et délinquants seraient des victimes de la société. En revanche, ce genre de personnes acquises aux thèses fumeuses du “droit-de-l’hommisme” ne manifestent aucune compassion pour les victimes. Remarquons enfin que des pays comme le Japon et le sultanat de Brunei ont les taux de criminalité les plus faibles au monde. Pourquoi ? Le Japon n’a pas aboli la peine de mort même si aucun condamné n’est exécuté. La peine capitale flotte comme une épée de Damoclès au dessus de la tête des grands criminels. En revanche malgré les pleurnicheries des droits-de-l’hommistes” des “démocraties” occidentales, Brunei exécute sans complexe les grands criminels et autres trafiquants de drogue. De même, la Malaisie et l’Indonésie qui sont deux régimes démocratiques et parlementaires, pratiquent la peine de mort ce qui permet d’endiguer la criminalité.
Même si Chirac s’est arrangé à bricoler la Constitution de la Ve République afin de rendre irréversible l’abolition de la peine capitale en 1981, il faudra bien un jour ou l’autre réouvrir le débat et organiser un référendum d’initiative populaire sur cette question vitale pour nos sociétés occidentales. Seul le Front National aura ce courage s’il parvient aux commandes de la France. Le Pen vite !
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“Malheureusement il n’y a pas eu beaucoup d’invasions”
Quand l’idolâtrie du métissage mène à la haine de soi…
F. Desouche
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Affaire Siné : la jurisprudence variable du Juge Schir
Communiqué de presse de Bruno GOLLNISCH
M. Sinet, alias Siné, « humoriste » d’extrême gauche ayant passé sa vie à conchier les valeurs traditionnelles, notamment dans l’ordurier journal « Charlie-Hebdo », s’était permis des réflexions grasses et viles sur l’identité juive de la fiancée de Jean Sarkozy, fils de l’actuel Chef de l’Etat.
Pousuivi par la LICRA, « ligue de vertu » professionnelle, il vient d’être relaxé par la Sixième chambre du Tribunal correctionnel de Lyon, que préside M. Fernand Schir.
Ce dernier estime en l’espèce, paraît-il, que « la liberté d’expression l’emporte sur le respect des croyances surtout dans le style de la satire, un genre qui se situe dans l’exagération et l’outrance ».
Ce tribunal et ce magistrat avaient fait preuve de la même mansuétude envers l’imam Bouziane de Vénissieux justifiant les violences que, selon lui, les maris musulmans pouvaient s’autoriser contre leurs femmes.
En revanche, ce tribunal et ce magistrat m’avaient très lourdement condamné pour avoir, en réponse à des questions de journalistes sur les camps de la deuxième guerre mondiale, estimé en substance que « ce débat, qui doit être libre, relève des historiens ».
M. Schir avait en outre distribué sur mon dos, des dommages-intérêts considérables à des organisations qui n’y avaient aucun droit.
Moralité : M. Schir, comme l’a relevé l’Avocat Général de Paris Philippe Bilger dans son livre consacré à la liberté d’expression [1], a une étrange conception de la liberté d’expression. Une chose est sûre : mieux vaut être devant lui un imam salafiste justifiant les violences faites aux femmes ou un plumitif stigmatisant l’identité juive de jeunes époux qu’un député européen s’exprimant de façon mesurée sur la liberté de recherche dans l’Histoire de l’Europe.
P.S. Pour m’éviter l’inculpation d’outrage à magistrat, on voudra bien considérer que ce communiqué a été rédigé « dans le style de la satire, un genre qui se situe dans l’exagération et l’outrance »…et qui garantit, cela va de soi, l’impunité.
———–
[1] Le titre du livre est : « J’ai le droit de tout dire » (par antiphrase, sans doute). Editions du Rocher. M. Bilger, que je ne connais pas, y considère le jugement qui m’a frappé d’injuste et de politique, en termes très sévères à l’égard de M. Schir.
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mercredi, 25 février 2009
We’re all living in Amerika
We’re all living in Amerika,
Amerika is wunderbar.
We’re all living in Amerika,
Amerika, Amerika.
We’re all living in Amerika,
Coca-Cola, sometimes WAR,
We’re all living in Amerika,
Amerika, Amerika.
http://www.rammsteinworld.com/fr/multimedia/videos/index....
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Etudiants journalistes : Des lycéens zombis
Enseignement : La marche du monde vue par les journaux scolaires.
Chantal Delsol, écrivain, professeur de philosophie à l'université de Marne-la-Vallée.
Valeurs Actuelles : Les journaux scolaires sont nombreux en France, ce qui est un signe de vitalité et d’intérêt des élèves non pas seulement pour leurs établissements mais pour les questions politiques, sociales ou culturelles. Le Clemi (Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information) vient d’en publier une revue de presse. Les éducateurs précisent que la diversité des opinions a été respectée. En réalité, tout l’intérêt de cette revue de presse est de nous apprendre que, chez les lycéens, sur chaque sujet, une seule opinion s’impose: la même.

- Ils ridiculisent Sarkozy, pour deux raisons: parce qu’il veut s’occuper de tout, et parce qu’il étale partout ses affaires privées. Trop médiatisé. Trop people. Et évidemment, trop payé.
- Ils attendent avec impatience que le PS reprenne du poil de la bête. Mais constatent avec douleur que ce n’est pas pour demain. Ils le fustigent de se laisser aller à des querelles de broutilles, pendant que les Français ont besoin de lui. Ils critiquent son attitude actuelle parce qu’ils le voudraient uni et puissant.
- Devant la mesure proposée consistant à utiliser le test ADN pour les immigrants, ils crient à l’eugénisme (n’ayons pas peur des mots) ou proposent par provocation qu’on se débarrasse aussi des vieillards et des malades, qui, comme les immigrés, coûtent cher à l’État (n’ayons pas peur des amalgames osés).
- Devant la réforme Pecresse, qui permet aux universités d’utiliser du financement privé, ils crient à l’achat par les capitalistes d’universités qui, dès lors, ne pourraient plus travailler que sur les sujets rentables.
- À propos des “votes” pour les grèves dans les amphis, ils racontent sans vergogne les trucages justifiés par l’intérêt supérieur.
- Leur idéal est que l’État embauche le plus possible de fonctionnaires, d’enseignants, mais aussi de médecins, d’administratifs, etc. Ils critiquent le “travailler plus”, arguant que le travail n’est plus la valeur importante, puisque ce qui importe, c’est de vivre mieux…
- Ils haïssent la compétition sous toutes ses formes, le système des notes lors des examens, l’élitisme qui rend certaines filières meilleures que d’autres… plébiscitant un monde d’égaux où tous seraient les meilleurs, allant jusqu’à traduire l’olympisme en eugénisme (encore lui) et méprisant les héros.
- Parlant de la sexualité, ils ridiculisent le pape et la religion dans son ensemble et défendent à grands cris l’homosexualité, ricanant sur le fait que la majorité juge “normale” l’hétérosexualité.
- Ils soulignent avec indignation les violations des droits de l’homme en Chine et en Russie, jugeant révoltant que l’Occident continue à traiter avec des pays aussi abjects, juste parce que le premier possède des dollars et l’autre du gaz.
- Naturellement, leur combat préféré est celui de l’environnement, la défense de la Terre, et pour cela le changement de comportement des uns et des autres, dans un souci moral pontifiant et injurieux devant quiconque n’est pas d’accord. (Parfois l’un d’entre eux se demande si, tout de même, les pays pauvres n’auraient pas le droit eux aussi de se développer en polluant, les deux allant ensemble.)
- Naturellement, ils détestent l’Amérique parce qu’elle est conservatrice, religieuse, puissante et riche. Ces journaux ne concernent que 2008, mais on peut être sûr qu’ils sont tombés, depuis, dans l’obamania et, du coup, admettent que l’Amérique est en guerre contre le terrorisme (ce qui était venant de Bush un fantasme) et jugent ce pays fichtrement sympathique, parce qu’il est dirigé par un président noir.
L’image,on le voit,est extraordinairement fidèle aux opinions affichées dans le monde des adultes. En France, la droite et la gauche sont à peu près aussi représentatives l’une que l’autre. Pourtant, la presse se fait l’écho surtout de la pensée de gauche. Des études ont été réalisées montrant à quel point les journalistes sont peu représentatifs de la population. Les lycéens qui écrivent dans ces feuilles sont à leur image. Comment l’expliquer ? Ces lycéens-là sont-ils seuls à vouloir écrire ? Sont-ils tous dressés par leurs enseignants ?
Je n’ai trouvé dans ce recueil qu’un seul article qui ne soit pas politiquement correct: celui qui défendait l’enseignant placé en garde à vue pour avoir giflé un élève, appelé ici “petit con”. Tout le reste: cette marée écoeurante, sans recul ni critique sur soi, qu’on entend partout… Comme chez les adultes, ces lycéens ne “débattent” que pour dire tous la même chose. Ici apparaît, claire comme le jour, la transmission de Panurge.Les jeunes sont fils de leur société autant que de leurs parents. Mais quand la société éduque tout le monde dans le même creuset, ils échappent facilement à la diversité des familles et se formatent sur le même modèle: des enfants zombis.
Merci à F. Desouche
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