« 2009-11 | Page d'accueil | 2009-11 »

lundi, 02 novembre 2009

Faux débat et diversion

 

Un débat pour faire diversion ?

votezlepen.jpgAprès l'affaire Frédéric Mitterrand et celle de Jean Sarkozy à l'Epad ; alors que le pouvoir d'achat des Français reste en berne et que les difficultés s'accumulent pour le Président de la République, le débat sur l'identité nationale - un thème cher au Front national - lancé à quelques mois des élections régionales, laisse pour le moins un drôle d'arrière-goût. « La ficelle est un peu grosse » a d'emblée résumé le député PS Jean-Christophe Cambadélis. Pour la gauche, en effet, la survenue de ce débat ne doit rien au hasard : il s'agit tout à la fois pour l'UMP de faire une « opération diversion », selon l'expression de Ségolène Royal, et de chasser sur les terres du Front national. « On pourrait intituler cette nouvelle séquence du gouvernement Recherche Le Pen désespérément », décrypte Noël Mamère (Verts) alors qu'Éric Besson ne s'est pas caché de vouloir « piquer » au FN les valeurs qui nourrissent son fond de commerce électoral. Le parti frontiste a d'ailleurs immédiatement réagi : se posant en spécialiste de la question, Marine Le Pen s'est empressée de réclamer une entrevue au Président Sarkozy et un « Grenelle de l'identité nationale. » Si la contestation est vive à gauche, elle a aussi touché la droite dont plusieurs personnalités redoutent des dérapages. L'ancien Premier ministre et maire de Bordeaux, Alain Juppé, estime que la question de l'identité nationale a déjà été tranchée en 1872 par Ernest Renan. L'ex-ministre et présidente du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin, pointe, elle, un « débat très risqué » et estime qu'« on ouvre un boulevard à l'extrême droite. »

Source

 

L'école est finie

 

Le déni de réalité va devenir un métier à temps plein...