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mardi, 07 août 2012

Stéphane Pocrain, le bad boy de la gauche.

La gauche a le don pour faire oublier ses boulets et ses casseroles, mais il est bon d’en rappeler quelques unes de temps en temps. Stéphane Pocrain est indéniablement de ceux-là. Cet ancien porte-parole des Verts, ayant ensuite soutenu Ségolène Royal avant de devenir un des conseillers d’Eva Joly dans sa campagne de 2012, a été condamné à de multiples reprises, y compris pour violences conjugales et abandon de famille. Cet habitué du plateau de Laurent Ruquier, dont il était l’un des chroniqueurs réguliers, sur argent public, était l’un des meilleurs pour stigmatiser ceux qu’il appelait les “mixophobes”.

Qu’il est loin le temps où Stéphane Pocrain pouvait encore faire la une des magazines. Désormais on le fuit, tant sa réputation est devenue sulfureuse. Cet homme de gauche revendiqué, je l’ai connu quand je militais chez les Verts, en 1999. A peine plus âgé que moi, c’était alors la star montante du parti : noir, parlant bien, il était déjà porte-parole des Verts, à seulement 26 ans. Celui qui fut membre dans les années 90 d’un groupe hip-hop originaire de l’Essonne, Les Damnés de la Terre, n’a que deux mots à la bouche : “colonialisme” et “discriminations”. Ah le colonialisme, ah les discriminations, il les combat, de toutes ses forces. Quand il parle de lui, c’est souvent sous cet angle :

Comme il le dit, les athlètes de Mexico levaient le poing, mais lui donne des coups de poing, à sa compagne, ce qui lui vaudra une condamnation en 2008 : “L’altercation, survenue alors que le couple envisageait déjà de se séparer, avait valu à la jeune femme – qui présentait de multiples hématomes aux bras et aux cuisses – une incapacité totale de travail de 7 jours.” 2 mois de prison avec sursis et 3000€, c’est pas cher pour battre sa femme… On apprend dans le même article de 20 minutes du 25 janvier 2008 qu’il était également violent avec ses anciennes petites amies… Mais bon, il est de gauche, c’est une victime, un damné de la terre, donc il a toutes les excuses de la terre, et peut mener ses “combats” politiques normalement.

Mais ne sautons pas les étapes : son ascension chez les Verts, son bagout, sa gouaille lui valent d’être recruté par Laurent Ruquier dans son équipe de chroniqueurs, en fait des personnalités payées un maximum pour faire des blagues et déverser leur propagande de gauche sur les antennes de France 2 (Gérard Miller est un maoïste non repenti, Pierre Bénichou travaille – enfin paraît-il – au Nouvel obs, Isabelle Alonzo est chienne de garde, Christophe Alévêque se dit de gauche, en fait il est d’ultra-gauche, etc.).

En 2005 il est l’un des fondateurs du CRAN, le Conseil Représentatif des Associations Noires, un machin communautariste de plus, subventionné par l’État (donc par nous tous), qui a notamment pour but de culpabiliser la France sur la question coloniale et les discriminations envers sa minorité noire. Bref Pocrain est tout à fait à sa place. Une autre co-fondatrice du CRAN est une certaine Christiane Taubira…

Il se lance dans la présidentielle en 2007 :

Mais se retire début 2007 faute de parrainages suffisants. Il faut dire que les élections ne lui ont jamais souri, à chaque fois qu’il s’est présenté quelque part il a perdu. Il faut croire que les Français sont racistes…
Il se rapproche donc de Ségolène Royal, avant d’adhérer au PS en mai 2007, comme en atteste cette vidéo :

Mais comme vous le savez ça ne portera pas chance au PS, qui perdra l’élection présidentielle.
Peu de temps après, la carrière de Pocrain commence à en prend un sacré coup, si je puis dire, puisqu’il est condamné pour avoir battu sa femme. Ruquier se sépare donc de lui.

 

On se demande quelles sont les valeurs du service public pour offrir un strapontin sur argent public à un multi-récidiviste… Mais ils ne sont pas les seuls, puisqu’Eva Joly avoue dans un entretien accordé à Mediapart que Stéphane Pocrain n’est rien moins que l’un des principaux conseillers en communication de sa campagne présidentielle. Encore un coup de maître de sieur Pocrain, quand on connaît le score de la Joly, 2,23%.
Et le PS ne l’a toujours pas exclu de ses rangs, puisqu’on le voit sur cette vidéo à 2’09” dans la loge des invités du PS avec Guy Bedos, Yannick Noah et toute la clique lors de la soirée de l’élection de François Hollande :

J’ai oublié de noter dans ce parcours sans faute ses deux condamnations à un an d’inéligibilité pour ne pas avoir présenté ses comptes de campagne, et sa condamnation récente pour abandon de famille (vous aurez les détails sur sa fiche wikipedia), mais est-ce bien utile ? Malgré tout cela, je parie qu’on va le revoir quelque part, à un poste quelconque, voire à la télévision publique, rien n’est exclu quand on sait de quoi la gauche est capable.

Auteur: Jean

Source: Enquete et débat

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