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lundi, 10 décembre 2012

Discours de Jean-Marie Le Pen, Président d’Honneur du Front National, pour les 40 ans du Front National, le samedi 8 décembre 2012.

 

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Le Front National a 40 ans.

Sa naissance officielle est datée du 5 octobre 1972.

Elle était le fruit d’un accord intervenu entre leaders patriotes : Le mouvement de Georges Bidault, les jeunes d’Ordre nouveau et avec moi, de nombreux responsables des combats de l’Algérie française.

Cette union allait être éphémère et rapidement ne restèrent au Front National avec moi, que mes compagnons et quelques dissidents d’Ordre nouveau.

 

Dès mon retour d’Indochine et après mon élection comme député du mouvement Poujade, soulèvement syndical, légitime et pacifique des classes moyennes vouées par un pouvoir décadent à la disparition, j’avais ressenti alors le besoin d’un mouvement politique populaire et national qui ne fut pas compromis dans les divisions de la guerre et de l’épuration, mais qui ne saurait se contenter de la mollesse naturelle des modérés.

La perte de l’Indochine, l’indépendance de la Tunisie et du Maroc, annonçant le repli historique des puissances coloniales, les événements d’Algérie, l’effondrement du parti gaulliste RPF et la menace d’une invasion soviétique pesant lourdement appuyée sur un Parti Communiste, tout concourait à l’exigence de création d’une force nationale. Elle était possible, comme venait de l’esquisser avec force, l’insurrection .syndicale des commerçants et des artisans du mouvement Poujade.

Pensant alors que c’était autour de la Nation sortie de la guerre libre, mais affaiblie et divisée, que devait s’organiser le front du combat, je pensais aussi que les anciens combattants, alors fort nombreux et encore jeunes, de la 2ème guerre mondiale, de l’Indochine et bientôt de l’Algérie devaient, en étant les citoyens d’élite, devenir les artisans de la Renaissance nationale.

Je fondai alors avec un camarade député et ancien para le Front National des Combattants qui sera dissous par le gouvernement en 58, le Front National Combattant dissous en 60 lors des barricades d’Alger et, toujours fidèle au titre, le Front National pour l’Algérie Française, dissous lors du putsch des généraux en 61.

Après les trahisons et la déroute de l’Algérie Française, au temps de la persécution des patriotes et de la détresse de nos compatriotes d’Algérie, je saisis l’opportunité de l’élection du Président de la République au suffrage universel pour fonder le « Comité pour l’élection du Candidat d’opposition nationale » et poussai le Comité, plutôt réticent, à investir Me Tixier-Vignancour, alors avocat des combattants d’Algérie Française devant les Tribunaux d’exception.

Le but de cette campagne, dont nous savions bien qu’elle ne pourrait faire élire notre candidat, était de rassembler tous les militants dispersés par la tourmente politique avec un objectif : 100 000 adhérents dans 100 fédérations.

En 65, l’objectif était atteint. Certes, le candidat n’avait fait que 5 %, mais en mars à Paris, nos 14 candidats avaient obtenus10 % aux municipales.

Hélas, au moment prévu de fonder le Front National, on apprenait que le candidat, après s’être désisté pour Mitterrand, avait fondé en dehors du Comité, un groupuscule ; l’ARLP, destiné à négocier avec Lecanuet, 5 investitures législatives.

Le projet national était à terre et tout était à recommencer avec une conséquence collatérale dramatique : il n’y aurait pas en 68 de formation nationale pour s’opposer à la chienlit gauchiste.

Il nous faudra attendre, réfugiés, au Cercle du Panthéon, rue Quincampoix, que le départ du Général De Gaulle en 69 ouvre des perspectives nouvelles.

Et ne n’est qu’en 72, qu’une autre action positive put être engagée, et commencera la longue marche qui nous a conduits en 40 années à nous retrouver ici ce soir dans cette belle salle de la Mutualité qui accueillit le 7 novembre 72 le premier meeting du FN devant plus de 2.000 personnes.

Devant la tribune, une immense banderole Front National et en fond de scène, un immense panneau portant, avec la flamme tricolore, le slogan « Avec nous, avant qu’il ne soit trop tard ».

L’histoire dira que, dans la grande débâcle nationale de la Ve République, le Front National a été l’honneur de la France et a incarné l’espoir de millions de nos compatriotes, luttant contre vents et marées pour la survie de notre Patrie et le salut de notre peuple.

Le grand, l’immense mérite du Front National, de ses dirigeants, de ses militants, de ses adhérents c’est d’avoir mis en œuvre la célèbre devise d’un de nos régiments para « Etre et durer », c’est-à-dire d’avoir occupé tout l’espace politique possible et d’avoir duré face aux attaques externes et aux avatars internes.

Je reviendrai brièvement, car on ne pourrait résumer en quelques minutes un combat de 40 ans, sur quelques points forts de notre histoire mais je voudrais avant tout vous dire mon sentiment.

Je pense, ce soir, aux dizaines de milliers de frontistes qui sont avec nous par la pensée et dont vous êtes les représentants, dans cette très belle salle de la Mutualité où se tint le 7 novembre 1972, le premier meeting du Front National et qui en vit tant d’autre depuis.

Je pense à nos adhérents, à nos militants et à leurs familles ciblées souvent au cours de ces quatre décennies par la vindicte de nos ennemis et le mépris de nos adversaires.

Je pense même à ceux qui nous ont accompagnés longtemps et qui ont fini, par lassitude ou par calcul, par faire une sortie de route.

Je pense surtout à ceux qui ont lutté, souffert et même, parfois, sont morts au service de la cause sacrée de la Patrie, et sont aujourd’hui disparus.

Ne pouvant les évoquer tous, je veux rappeler ici les noms de ceux qui furent des élus, des cadres connus mais aussi de ceux inconnus qui payèrent de leur vie leur fidélité et leurs engagements.

Claude AUTANT LARA

Ivan d’ARFEUILLE

Pascal ARRICHI

Boris BAJANOV

Victor BARTHELEMY

Jean-Baptiste BIAGGI

Hervé de BLIGNIERES

Marc BELLIER

Serge de BEKETCH

Jean BOURDIER

Louis BONNEL

Pierre BOUSQUET

Bernard CABIRO

Dominique CHABOCHE

Michel de CAMARET

Michel COLLINOT

Françoise COMBIER

Gilbert DEVEZE

Pierre DHAINE

Ahmed DJEBBOUR

Gabriel DOMENECH

Pierre DUDAN

André DUFFRAISSE

François DUPRAT

Pierre DURAND

Pierre FOUCHART

Roland GAUCHER

Commandant GRAUWIN

Robert HEMMERDINGER

Robert JOBIN

Claude JOUBERT

Mourad KAOUAH

Robert LAGIER

Alain de LACOSTE LAREYMONDIE

Hubert LAMBERT

Bernard LE COROLLER

Solange LEONET

Paul MALAGUTI

Philippe MARCAIS

Général Louis MARTIN

Gérard MONTJARRET

Bernadette de MONSPEY

Claude D’OGNY

Yann PIAT

Albert PEYRON

Alain du PELOUX

Jean-Claude POULET DACHARY

Jacques ROBICHEZ

Roger SAUVAGE

Michel de SAINT PIERRE

Luc de SAINT SEINE

Pierre SERGENT

Jean-Pierre SCHENARDI

Jean-Pierre STIRBOIS

Marie- France STIRBOIS

Robert TARDIF

Steve TAILLEPIED

Jacques TAURAN

Roger TRINQUIER

Jean-Claude VARANNE

Jacques VASSIEUX

Georges-Paul WAGNER

Henri YRISSOU

Antoine YSQUIERDO

Le Front National, fidèle à la devise de Guillaume d’Orange : « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer » ne s’est jamais abandonné au découragement et au désespoir.

Sur un fond permanent d’hostilités, de boycotts, de bâillonnements, d’exclusions des assemblées par le jeu des mécanismes électoraux, plusieurs offensives ont été lancées par le Système, tendant à accréditer l’idée qu’il était antisémite, fasciste et même nazi.

S’appuyant sur des évocations permanentes des crimes et des excès du nazisme, disparu depuis 45, le Système politico-médiatique esquivait les critiques du communisme responsable de dizaines voire de centaines de millions de morts, en URSS mais aussi dans la Chine de Mao ou l’Indochine de Ho Chi Minh et de Pol Pot. La Chine reste une dictature politique communiste mais par une ironie de l’histoire, elle est aujourd’hui au service d’un capitalisme triomphant.

Chaque fois que le Mouvement National a augmenté son audience, des campagnes d’intoxication d’une violence inouïe étaient lancées, pour ne citer que les plus connues :

Telles furent :

Copernic 20 octobre 80 : En ouverture de la présidentielle, attentat contre une synagogue réalisés par des terroristes arabes.

Le détail 13 septembre 87 : Entre l’élection législative de 86 et la présidentielle de 88

Carpentras 8 mai 90 : La profanation du cimetière juif, à laquelle nous étions totalement étrangers et qui nous mit au ban de la République pendant plus d’un an.

Mantes la Jolie mai 97 : En pleine campagne législative après la très étonnante dissolution de Chirac et qui allait aboutir à 5 ans de gouvernement Jospin.

J’en passe et des pires : Durafour-crématoire, l’inégalité des races, la mort d’un marocain jeté dans la Seine par des hooligans, etc, etc.

En dehors des attaques ennemies, le Front a dû faire face aussi à des crises internes :

La scission mégrétiste de 98, allait affaiblir durablement le Front malgré le sursaut électoral de 2002 qui me plaça au 2ème tour de la présidentielle et qui démontra que le Système était prêt à tout pour faire échec au changement.

La crise financière consécutive à l’affaiblissement du FN et les erreurs de gestion de la campagne de 2007, qui ont failli entraîner la disparition du Front sous le poids des 10 millions de dettes électorales.

Il est à noter que les différents dissidents ont tous été sévèrement sanctionnés par les électeurs nationaux, certains n’atteignirent pas 1 %, les autres 2.

Tous avons triomphé de toutes ces épreuves mais elles doivent nous servir de leçons et nous éviter de tomber à nouveau dans les pièges du clanisme ou du « Finisme ». Le Front National doit garder, outre son dynamisme politique, son caractère social et affectif.

N’oublions pas tout ce que le Front National a apporté au service de la cause sacrée de la Patrie :

Le FNJ fondé en décembre 79

Les Universités d’été (du Front et du FNJ)

Les organisations caritatives (Secours de France puis Fraternité Française – SOS Enfants d’Irak).

La Flamme d’Honneur née en 1990 (BBR)

Le DPS et sa décoration, le Glaive d’honneur

Les C.A.P.

Nos journaux : La lettre de JM Le Pen devenue La Revue

Français d’abord jusqu’à 2008 – 435 numéros

National Hebdo de 84 à 2008 – 1.246 numéros

Les disques, cassettes

Mais aussi, bien sûr, les 100 fédérations départementales et les sections qui en dépendent et, successeur du Paquebot de Saint-Cloud, le Carré de Nanterre et son personnel permanent.

Tout au long de ces années, le Front s’efforcera d’ouvrir les yeux et les oreilles des Français sur les conséquences dramatiques des choix politiques des majorités de droite et de gauche, en faveur du mondialisme et de l’européisme.

Mais aussi sur la conduite suspecte et même complice par les différents présidents et gouvernements à l’égard d’une immigration massive qui va, au cours des années, prendre une allure torrentielle et constitue aujourd’hui la plus grande menace sur l’avenir français.

Les conséquences à court terme sont une aggravation du chômage, de l’insécurité, du désordre scolaire, des déficits budgétaires.

A moyen terme, les conditions géopolitiques des prochaines années : explosion démographique du Tiers-Monde et appauvrissement de ses peuples, déficit démographique de l’espace boréal (de Brest à Vladivostok) vont déclencher des glissements de population et générer des torrents migratoires qu’il faudra arrêter ou mourir, en tous cas comme civilisation indépendante.

Il est encore temps de réagir, si les peuples dans un sursaut salvateur sont capables de se débarrasser des structures qui les paralysent et des personnels criminels qui les ont mises en place.

Quoiqu’il en soit, le monde occidental va entrer dans la zone des roarings forties, latitudes ainsi appelées par les Anglais les quarantièmes rugissants où seuls les équipages d’élite seront capables à force de courage, de talent et de persévérance, de vaincre l’adversité.

Je vous demande aussi de ne jamais oublier la devise qui fut la mienne tout au long de ma vie politique intimement mêlée à celle du Front : « J’aime mieux être battu sur mes idées qu’élu sur celles de mes adversaires ».

Je ne peux pas résumer en quelques minutes ce que furent les quarante premières années du Front National. Quelques chiffres pourtant qui montrent que le Front National mérite la place qui est la sienne et ses espoirs pour l’avenir de la France.

Il a été présent, en effet, dans 61 campagnes électorales générales :

- les 6 municipales

les 10 législatives

les 13 cantonales

les 14 sénatoriales

les 5 régionales

les 6 européennes

les 7 présidentielles

Il a tenu 14 congrès, du 1er à Paris en avril 73 au dernier à Tours en janvier 2011

23 BBR dont les 2 derniers en 2005 et 2006

32 défilés de Jeanne d’Arc (7 de 81 à 87 – 25 le 1er mai) devenue pour nous Fête de la Patrie et du Travail.

Un combat judiciaire permanent, soit pour les procès d’opinion, soit pour les procès en diffamation que nous faisions et dont nous en avons gagné plus de 120.

Plus de 180 attentats ou agressions, entrainant dans ses rangs 8 morts, des centaines de blessés, d’importants dégâts matériels.

Vous pouvez, vous devez être fiers du Front National et du combat qu’il a mené pour la France depuis 40 ans.

Vous devez lui être fidèles pour les combats à venir.

Le Front National est aujourd’hui la 3ème force politique en France, avant d’être la première, je l’espère bientôt sous la présidence de Marine Le Pen.

Il faut, en effet, au plut tôt remplacer le Système mortifère qui conduit la France aux abîmes de la décadence et qui est le fait aussi bien de la gauche que de la droite.

Ses moteurs sont :

Le mondialisme, son complice l’européisme et leur religion l’antiracisme.

L’immigration massive et l’islamisme.

En n’oubliant jamais, dans les succès comme dans les échecs, dans la joie comme dans la peine que nous sommes au service d’une cause qui nous dépasse tous, celle de notre Patrie et de son Peuple.

Vive le Front National, vive la France !

19:19 Écrit par fnpuydedome dans IN MEMORIAM | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

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