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samedi, 13 avril 2013

Communiqué de Leif Blanc, délégué national à la Ruralité, l'Agriculture et l'Environnement du Front National

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En cette journée d'action nationale des éleveurs laitiers, la crise de l'élevage s'invite pour quelques heures dans les médias nationaux généralement indifférents au plan social sauvage qui frappe l'agriculture française depuis des années. La dérégulation des prix du lait et l'assouplissement progressif des quotas (en attendant leur suppression pure et simple en 2015) remonte à 2008. Les hausses rapides et excessives des matières premières qui plombent encore un peu plus l'activité des éleveurs n'ont cessé d'agiter les marchés à terme durant cette même période.

Contraints de vendre en-dessous de leur prix de production, les éleveurs n'ont eu de cesse d'alerter les pouvoirs publics et l'opinion de la misère dans laquelle ils sombrent : une situation dramatique et injuste qui voit se multiplier suicides, faillites ou reconversions des terres consacrées à l'élevage en céréales. Bref, cette crise, même si elle a rarement l'attention de médias et d'élites qui ont définitivement fait le tri entre les "bonnes victimes" (celles que l'on montre) et les "mauvaises" victimes (celles qui peuvent crever en silence), n'a rien d'un scoop.

En bon ministre socialiste, Stéphane Le Foll a mis un an avant de cesser les promesses et les annonces. Cette semaine, il a organisé une table ronde réunissant syndicats, industriels et distributeurs, puis s'est éclipsé en expliquant qu'il ne pouvait les forcer à s'entendre. cet aveu d'impuissance a au moins le mérite de la sincérité : coincé entre les directives européennes, la PAC et les puissants lobbies de l'agroalimentaire et de la grande distribution, M. Le Foll ne sert à rien !

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