Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 19 mai 2013

Le mot d'Erik FAUROT

J'ai toujours été surpris de voir la notion de race, aujourd'hui remise en cause par le gouvernement, prendre une telle importance quand il s'agit...des animaux! 

En effet, quel cynophile averti accepterait que "Charles-Albert du Domaine du Bois-Joli", son barzoï (notons au passage que les propres enfants du même cynophile peuvent couramment se prénommer Bobby, Tina et Jackson) s'accouple avec le bâtard du voisin et ainsi "dénature la race"? 

 

On assiste ainsi à une sorte de projection dans le monde animal de principes et de règles de bon aloi pourtant réputés nocifs dans la société humaine. J'en veux pour preuve le seul Who's Who reconnu aujourd'hui au comptoir des PMU et dans les files d'attente des superettes: le célèbrissime et sélectissime L.O.F, Livre des Origines Français. 

 

Ainsi donc, alors qu'il est considéré comme malvenu d'évoquer ses origines familiales (sauf bien sûr si elles s'avèrent suffisamment exotiques) ou d'arborer ses armes ou sa devise, il est du meilleur goût que l'on puisse justifier d'une lignée prestigieuse et exempte de tout croisement pour son Charly ("ben oui, Charles-Albert c'est quand même longuet et puis Charly c'est le prénom qu'on aurait choisi si Cinderella, la petite dernière, avait été un garçon"). 

 

N'est-il pas étonnant ce mépris pour notre aristocratie ancienne quand dans le même temps on ne conçoit pas un Chihuahua sans titres ronflants? 

Faut-il que nos clébards soient des gentilshommes de haute lignée quand nous revendiquons la roture et ne savons rien de nos propres arrière grands-parents? 

 

L'idée saugrenue de François Hollande de supprimer le mot "race" de la législation, comme si ce faisant il franchissait un cap essentiel dans la lutte contre le racisme, n'aura de répercussions que dans le landerneau politique nationaliste, choquant ce qu'il reste de compatriotes lucides. 

Il est navrant de constater que cet acte aussi stupide que désespéré aurait, en revanche, suscité de vives réactions généralisées s'il prétendait altérer l'élite canine. 

 

Je recommande à chacun de ne pas méditer ces quelques lignes sous peine de succomber au désespoir, ce que Maurras nous a formellement déconseillé, mais de se reporter à la phrase de Paul Masson: "« Les médiocres sont très utiles, pourvu qu'ils sachent se tenir dans l'ombre, tels les zéros placés derrière les vrais chiffres. » 

19:16 Écrit par fnpuydedome dans DÉCLIN ET DÉCADENCE | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

Commentaires

Si le mot race n'existe plus,SOS racisme le CRAN le MRAP etc... ces associations inutiles et coûteuses qui ne fonctionnent que dans un sens, et qui divisent les Français, doivent alors aussi disparaitre !

Écrit par : patrick | lundi, 20 mai 2013

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.