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samedi, 13 juillet 2013

Les cons ça osent tout.

Les routiers du F.N. ne sont pas sympas !

Une autre facette de cette offensive antisyndicale est l’affichage de militants « syndicaux » comme candidats FN aux élections. Après l’épisode des cantonales en 2011 (voir notre article « le front…syndical » sur ce site, juin 2011) le parti de MLP a franchi un cran supplémentaire dans les provocations à l’occasion des législatives de 2012 dans le Puy de Dôme. Le candidat frontiste, Dominique Morel, qui se présente comme conducteur routier, délégué syndical de la fédération des Routiers, explique dans un communiqué, dès février 2012 : « en tant que syndicaliste (…/…) j’affirme que le projet politique porté par Marine Le Pen est aujourd’hui le seul qui soit tourné vers les intérêts des transporteurs et de leurs salariés …» Cela ne gêne visiblement pas son syndicat CNSF-FNCR puisqu’à l’automne 2012 il était nommé négociateur national pour son syndicat ! Cette promotion créa des tensions avec d’autres syndicats de routiers qui auraient refusé de participer à une commission paritaire en sa présence (cf. déclaration d’un dirigeant du CNSF-FNCR rapportée sur le site Forum France Routiers le 07/01/13). La goutte d’eau qui fit déborder le vase fut l’interview de Morel dans Le Parisien du 26/12/12 qui poussa la direction de son syndicat, en janvier 2013, à se séparer de ce frontiste un peu trop voyant et bavard. Le F.N. du Puy de Dôme poussa des cris d’orfraie, dénonçant des méthodes dignes « d’une république satellitaire de l’URSS du siècle dernier ». Quant à D. Morel, il a pourfendu cette « stigmatisation inique » et annonça des actions du FN en direction des chauffeurs routiers « prochainement ».
Curieusement, certains dans ce département n’ont pas eu la patience d’attendre ! Une dépêche AFP du 19 Décembre 2012 annonçait que « Les transports en commun de la ville de Clermont Ferrand, la T2C, ont porté plainte pour diffusion d’un tract à caractère raciste mais anonyme la semaine dernière (…/…) Le tract vante la préférence nationale dans les embauches ‘embauchons Français et la sérénité reviendra dans notre entreprise’ ». En quelque sorte, ces courageux anonymes n’ont fait qu’anticiper les « promesses » de l’exclu Morel…

Cet épisode, passé relativement inaperçu au moment de la trêve des confiseurs, doit nous alerter sur la permanence de l’offensive contre le syndicalisme de la part du parti frontiste. Gageons que d’autres « Morel » vont apparaître durant la prochaine campagne des élections municipales. Dans une situation où le rapport de forces est souvent défavorable aux travailleurs, où les défaites s’accumulent et renforcent les sentiments d’impuissance et de résignation, toutes les équipes syndicales, quelque soit leur affiliation, leur secteur d’intervention et leur niveau de responsabilité , doivent être persuadées des potentiels dégâts que la propagande démagogique du F.N. peut faire dans les rangs des salariés, des chômeurs et des précaires. Personne n’est à l’abri ; la seule « vaccination » qui vaille est la vigilance militante, combative et unitaire face aux poisons que l’extrême droite cherche à inoculer dans la société, en France et dans toute l’Europe.

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