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mardi, 24 septembre 2013

La Montagne fait le point sur les municipales à Issoire.

 
Jacques Magne rempile. Quatre autres candidats affichent leur intention de lui disputer son fauteuil. Reste à savoir si toutes ces listes iront jusqu’au bout.

Ça se bouscule sur la ligne de départ

«Le scrutin sera très ouvert. Il va y avoir un sacré combat », pronostiquent plusieurs observateurs. Issoire ne devrait pas déroger à ce qui ressemble à une marque de fabrique : la multiplication des candidatures. Pour l'heure, cinq listes avancent vers la ligne de départ.

Maire depuis 2008, Jacques Magne (PS) veut briguer sa succession. Dans l'immédiat, il sollicite la place de premier des socialistes. Sauf coup de théâtre, il devrait être seul en course. « Il sera important que les militants se déplacent et que le vote soit favorable à ma candidature », commente-t-il.

Sa liste, le maire la souhaite « avec des membres de l'équipe sortante » et qu'elle « puisse être diversifiée, avec des gens venus de la société civile et des jeunes ». Une diversité étendue à la gauche de la gauche ? « Je ne l'exclus pas. » En revanche, parmi les sortants, son 1 er adjoint, le conseiller général Robert Chabaud (DVG), le réaffirme : « Je ne serai pas candidat. » Ce fidèle de Jean-Yves Gouttebel explique : « A mon âge, je souhaite tourner la page ». Mais aussi qu'il s'agit « d'une façon de sortir d'une situation ambiguë pour [lui] et difficile à vivre ». Il revient ainsi sur son exclusion du PS et la présence face à lui d'un candidat de ce parti lors des cantonales de 2011, à l'issue desquelles il a néanmoins été réélu (avec 60,54 %). « Ça m'a fait mal de voir des collègues du Conseil municipal distribuer des tracts pour ce candidat. J'aurais pu me retirer. Je suis resté loyal au maire et à l'équipe », confie-t-il, annonçant qu'il « soutiendra le candidat socialiste », mais se tiendra « à l'écart » de la campagne. Le retrait de cet acteur clef de l'élection de Jacques Magne en 2008 pourrait peser. Ce qui explique sans doute que le maire assure que « sa présence sur ma liste serait un message de continuité […] ».

Opposition dispersée

L'opposition, qui ne ménage pas ses critiques, affiche son objectif de (re) conquête… mais en rangs dispersés. Bertrand Barraud (UMP), ex-adjoint de l'ancien maire, Pierre Pascallon (ex-UMP), emmènera une liste « d'union communale ». « Une équipe plurielle, non partisane […] Il y aura des membres de l'UMP, de l'UDI, des divers droite, d'anciens socialistes et beaucoup de personnes qui n'appartiennent à aucun parti ».

Le chef de file du groupe d'opposition a fait alliance avec Marc Jamon. Cet ancien adjoint de Pierre Pascallon avait été candidat en 2008 et s'était maintenu au second tour, provoquant une triangulaire qui a laissé des traces à droite. Cette fois, les deux hommes ont décidé de serrer les rangs. Pour autant, ils devront compter avec la présence de Laurent Pradier, qui avait fusionné avec la liste Pascallon au second tour de 2008. Cet ancien du MoDem, qui a quitté le groupe d'opposition, se lance avec Maëlle Viers (ex-PS), élue sur la liste Magne avant de démissionner de la majorité, et Hélène Pelletier (Europe Ecologie Les Verts), élue de 2001 à 2008. Leur volonté : « Proposer une alternative crédible ».

 

Une autre liste pourrait bien venir brouiller le jeu. À sa tête ? Christine-Claire Fourgeaud (ex-UMP), ancienne collaboratrice parlementaire et ancienne épouse de Pierre Pascallon. « Une liste pluripolitique dont le noyau dur est constitué », précise-t-elle.

Un cinquième postulant entend peser dans le débat. Dominique Morel (FN) annonce une liste Rassemblement Bleu Marine (RBM). « J'en suis à une vingtaine de personnes, affirme-t-il. Les trois quarts ne sont ni FN ni RBM. »

Les cinq listes envisagées iront-elles toutes jusqu'au bout ? Réponse dans les prochains mois.

Sébastien Besse

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