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lundi, 21 octobre 2013

Communiqué de presse de Leif Blanc, délégué national à la ruralité, l’agriculture et l’environnement

 

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Si le gouvernement daigne se pencher sur la crise qui ravage notre pays plutôt que de s’écharper sur le sort de la famille Dibrani, il serait bon qu’il apporte des éclaircissements au sujet de l’écotaxe poids lourds contre laquelle agriculteurs, industriels et transporteurs protestent de plus en plus durement.

Pourquoi le gouvernement se refuse-t-il à expliquer que l’écotaxe poids lourds dérive de la directive européenne « Eurovignette » adoptée en 2011? Pourquoi accepter ce nouveau diktat bruxellois qui tombe au plus mal, tant pour les industriels, les agriculteurs et les transporteurs routiers, que pour les consommateurs?

Comment compte-t-il compenser le surcoût que cette énième taxe fera peser sur les produits alimentaires, un secteur dans lequel la grande distribution a jusqu’à maintenant refusé de répercuter les hausses des coûts de production comme le réclamaient industriels et agriculteurs?

Comment compte-t-il lutter contre les nouvelles distorsions de concurrence qu’impliquent la taxe entre les productions nationales et les produits importés. Est-il normal que des agneaux néo-zélandais ou des tomates marocaines se retrouvent, dans certains cas, moins taxés que des agneaux ou des tomates produits sur le territoire national? Est-il raisonnable d’appliquer cette taxe aux camions de plus de 3,5 tonnes en France, alors que l’Allemagne voisine ne l’appliquera qu’aux camions de plus de 12 tonnes ?

Sur quelle base rationnelle ont été fixées les abattements régionaux, de 50% pour la Bretagne et de 30% pour l’Aquitaine et Midi-Pyrénées, censés compenser leur « éloignement du reste du territoire européen »? La Manche, pour ne citer que cet exemple, ne bénéficiera d’aucune ristourne. Est-elle pour autant mieux desservie que l’Ille-et-Vilaine voisine?

Autant de questions qui resteront probablement sans réponse tant le gouvernement fait, une fois de plus, preuve d’un amateurisme qui confine à la fumisterie.

De son côté, Marine Le Pen a écrit cette semaine une lettre de soutien à l’ensemble des transporteurs routiers français. Ces derniers se retrouvent pris en otage par cette nouvelle usine à gaz au moment où le prix élevé du carburant et la libéralisation du cabotage dans toute l’Union Européenne menacent directement leur existence.

17:25 Écrit par fnpuydedome dans COMMUNIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

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