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lundi, 09 décembre 2013

Coup de projecteur d'Antoine RECHAGNEUX sur les transports en commun en Auvergne.

 

 

Y a t-il encore un pilote dans l’avion ?

 

 

 

Depuis 1982, la SNCF a le monopole du transport ferroviaire de voyageurs en France. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’est pas possible pour un autocariste de relier Clermont Ferrand à Lyon. Le transport de voyageurs est uniquement soumis à concurrence pour les lignes internationales. Il peut arriver que dans le cadre d’une ligne Lisbonne-Paris, un cabotage puisse s’effectuer à Bordeaux. Cette donnée est fondamentale pour bien comprendre que depuis plus de 30 ans et malgré ce monopole de la SNCF qui doit préserver l’intérêt général, l’eau a coulé sous les ponts et elle finira bientôt par ne plus couler du tout.

 

Les régions gèrent les transports ferroviaires (TER = train express régional) avec la SNCF, prestataire exclusif, dont il est difficile de s’affranchir. Lorsque les 20 régions socialistes doivent signer un contrat cela concerne l’emploi public de milliers de cheminots plutôt à gauche.  Vous comprendrez que le sujet devient alors très sensible…

 

Prenons l’exemple de la région Auvergne :

 

Cette gestion décentralisée permet à la région Auvergne de passer un contrat annuel avec la SNCF en vue de subventionner le transport express régional. Chaque année la région Auvergne dépense quelques cent millions d’euros pour assurer un service qui représente 7% des déplacements quotidiens de toute une région. Plusieurs rapports/études dont celui du cabinet Mensia ont mis en évidence que la pérennité de certaines lignes ne serait dans l’avenir pas assurée et qu’il fallait soit un entretien des lignes par réseau ferré de France (qui n’a plus d’argent) soit une optimisation du service de la SNCF.

 

Chaque année notre président de région Auvergne, René Souchon, ancien secrétaire d’état à l'agriculture en 1984 (les dinosaures n’ont pas totalement disparus en Auvergne) se plaint comme une fillette de la contribution que les auvergnats doivent verser.

 

Au cours de l’année 2010 il a trouvé son salut dans le projet gouvernemental des grandes infrastructures ferroviaires qui consistait au doublement de  la ligne Paris-Lyon. Il a alors fait croire aux décideurs et même aux profs de géographie (qui se font appeler géographes dés lors qu’ils font de la politique) qu’il y allait avoir une gare TGV sur la ligne Paris Lyon dans le cadre du projet POCL. Sans être un spécialiste de la géographie vous remarquerez que pour rejoindre cette ligne qui devait être créée en doublement de la ligne actuelle saturée il aurait fallu parcourir pas moins de 80 km, en partant du centre ville de Clermont Ferrand.

 

Au royaume des aveugles, le borgne est roi et il a réussi a gagner deux années durant lesquelles, les auvergnats incrédules, les chefs d’entreprises, en un mot les décideurs, ont participé à de grandes messes dans notre Polydôme régional. Il est très difficile, face à une imposture, de la dénoncer, et pourtant, j’ai, au cours de l’année 2010 dénoncé, non ce choix mais cette stupidité qui consistait à faire croire qu’une gare TGV serait à 80 km de la métropole clermontoise.

 

Eh oui pour couronner le tout, cette métropole clermontoise en incubation devait s’appeler Le grand Clermont.

 

Les TER de la région Auvergne ne fonctionnent pas, ils sont tous au fioul et lorsque le président de région décide d’en commander des neufs, ils restent au fioul, s’appellent Régiolis et roulent à 160 km/h sur des voies qui supportent difficilement le 110km/h. En réalité il n’y a que 4 lignes en Auvergne pour 4 destinations et lorsque l’une de ces lignes (Clermont-Thiers) commence à devenir moins déficitaire (je n’ai pas dis bénéficiaire) le président du conseil général socialiste trouve la bonne idée de créer le réseau Transdôme (réseau d’autocars départemental) à tarif unique de 2 euro et concurrence ainsi la SNCF.

 

D’autres, à droite, pleurnichent aussi : les trains en provenance de la gare de sous-préfecture qu’est celle de Clermont-Ferrand n’arrivaient plus en Gare de Lyon. La SNCF ayant décidé de les faire arriver en gare de Bercy.

 

Tout le monde s’insurgeait lorsque j’étais le seul à proposer que la gare de Bercy puisse changer de nom et s’appeler gare d’Auvergne lorsque que la SNCF est prête à financer des travaux de liaison avec le métro ligne 6 pour arriver pile sous la gare.

 

Il est aussi une particularité de la région Auvergne, et plus précisément de Clermont Ferrand, sa grande capitale, que lorsque le maire de Clermont Ferrand a choisi de construire un tramway, il n’a pas jugé utile de le faire passer par la gare.

 

L’Auvergne se trouve donc dans une impasse car Clermont Ferrand est bien une destination en terminus du réseau ferré national.

 

Les Gaulois avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête mais il n’y a pas de risque car en Auvergne on marche déjà tous sur la tête.

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