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lundi, 07 juillet 2014

Texte du discours prononcé par Erik FAUROT le 5 juillet dans la fédération de la Loire.

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"Chers amis,

Nous sommes au début de l’été, cela peut être l’occasion pour nous d’établir un bilan de ce premier semestre de l’année 2014. Je parle bien sûr du bilan de notre formation, pas de celui de la France ou de François Hollande, nous n’allons pas gâcher  cette période estivale qui débute en développant les résultats tragiques de la politique menée par le Mister Bean français. Je ne résiste cependant pas à évoquer avec vous au moins la fameuse « croissance nulle » du premier trimestre, la « croissance nulle », quelle belle expression, l’oxymore socialiste par excellence et  qui faisait dire à M. Sapin, qui croit bon de s’exprimer même en dehors de la période de Noël, que, je cite : « ce n’est pas grave… » C’est très politique comme remarque pour un ministre du travail : « ce n’est pas grave » sous entendu, vous pouvez continuer à dormir, tout va bien, les forces de progrès socialistes gèrent le pays !  

Si l’on avait voulu se livrer à une analyse à peine plus avancée, on aurait pu dire que ce qui est inquiétant c'est que la croissance en France reste à zéro, alors que d'autres pays connaissent actuellement une situation de reprise économique. Les économistes qui n’ont pas leur carte au parti socialiste et qui sont bizarrement ceux qu’on entend le moins, estiment, eux, que les hausses d'impôt orchestrées par le gouvernement ont été fortement préjudiciables à la consommation. Il y a là évidemment deux manières d’analyser la situation, d’un côté celle de ceux qui avaient promis et qui ne tiennent pas leurs promesses et de l’autre celle de ceux qui attendaient au contraire que les engagements du candidat Hollande soient honorés. Nous pourrions aussi, dans le cadre du même bilan évoquer les chiffres du chômage, ceux qui faisaient dire au gouvernement en avril dernier que nous pouvions nous féliciter, en effet : je cite : »l'inversion de la courbe n'est pas encore pour tout de suite. Mais au moins, en mars, le chômage n'a que très peu progressé. L'augmentation est tellement faible qu'elle n'atteint même pas 0,1%. » Il n'en restait pas moins à cette date qu'un nouveau record venait d’être battu.

Selon les chiffres publiés par le ministère du Travail, la France métropolitaine comptait fin mars 3 349 300 demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité). C'est 1600 de plus qu'au mois de février et, à cette époque,  un 21éme mois de hausse sur 23 depuis que François Hollande avait été élu président de la République.

D’ailleurs depuis son élection en mai 2012, ce sont 425.000 nouveaux chômeurs qui se sont inscrits à Pôle Emploi. 

Bon, j’avais dit que nous n’allions pas nous gâcher la journée mais tout de même, peut-être serait-il important de rappeler rapidement quelques chiffres concernant le chômage en France : 

Ceux des demandeurs d’emploi par catégorie par exemple, je vous livre là les chiffres de mai 2014 :

 

Catégorie A : Les sans emploi, catégorie dont on parle le plus et qui constitue la face apparente de l’iceberg.

3 388 900 personnes soit  ( + 4,1 % sur 1 an ).

 

 Catégorie B : ce sont les travailleurs pauvres qui exercent une activité moins de 78 heures : 662 700 personnes,  ( + 4,1 % sur 1 an ) 

 

Catégorie C : Ce sont les travailleurs pauvres de + de 78 heures : 968 600 personnes ( + 7,7 % sur 1 an ) 

Catégorie D : stages parking, occupationnels etc : 281 700 personnes ( + 4,6 % sur 1 an ) 

 

Catégorie E : contrats aidés etc : 393 800 personnes ( + 12,3 % sur 1 an ) 

 

Ce qui nous donne un total de : 5 695 700 personnes, hors DOM TOM, soit + 5,2 % sur 1 an. 

 

Le TOTAL, dom-tom compris est de : 6 024 100 chômeurs, vous trouverez cela à la page 15 du rapport de la Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques, qui est une officine gouvernementale. 

Il apparaît évident que ces chiffres n’ont que peu de choses à voir avec le communiqué de presse succin et laconique qu’envoie habituellement le gouvernement pour annoncer l’état du chômage dans notre pays. 

 

Toujours dans le souci que j’ai de ne pas vous gâcher cette soirée estivale, je limiterai là l’énumération des résultats de la politique menée par notre pilote de scooter national.

Je voudrais maintenant en venir au bilan, infiniment plus estimable, de notre action, celle du Front National. 

On peut dire aujourd’hui qu’incontestablement, 2014 est un millésime qui marquera l’histoire de notre formation politique. En effet, nous venons de vivre deux scrutins majeurs au cours desquels le Front National a réalisé des scores jamais encore atteints dans son histoire : les élections municipales et les élections européennes. 

Aux élections municipales d’abord, il s’agissait pour le Front National de relever deux défis considérables : gagner des villes, bien évidemment, mais également améliorer, voire dans de nombreuses situations créer un maillage territorial d’élus municipaux jusque là inexistant ou faible.

 À l’issue du second tour des municipales, on peut dire que ces deux défis étaient très largement relevés puisque le Front National emportait 12 villes de France.

Nous avons démontré, à cette occasion, la capacité qui est la nôtre de gagner dans des configurations assez diverses : dès le 1er tour à Hénin-Beaumont, à la majorité absolue en duel à Cogolin, en triangulaire ou en quadrangulaire.

Cette implantation locale que nous appelions de nos vœux depuis si longtemps et qui nous semblait tellement difficile à obtenir, tant la chose politique est tenue, verrouillée, rendue opaque et compliquée par nos adversaires du système qui savent si bien s’entendre lorsqu’il s’agit de faire barrage au FN pour continuer à se partager le gâteau des mandats, cette implantation, à force d’opiniâtreté nous l’avons obtenue. Quand je dis « nous » je pèse mes mots, vous connaissez le zèle qu’emploie le système à travestir notre propos, c’est donc bien grâce à ceux et celles qui se sont rendus sur le terrain, avec tracts et affiches pour assurer la diffusion du message de Marine Le Pen que notre progression fut aussi éclatante. Elle est une réalité dans toutes les régions de France, y compris d’ailleurs dans des contrées réputées difficiles, politiquement arides pour le FN, dans certaines desquelles d’ailleurs j’ai l’honneur de mener la charge. Cette présence nouvelle, renforcée, du Front National est surtout le signe de l’espoir concret d’un redressement possible pour nombre de nos compatriotes. Songez que notre mouvement a présenté 597 listes dans les communes de plus de 1 000 habitants et qu’il était présent dans près de la moitié des villes de plus de 10 000 habitants. Dans 328 communes, les listes FN ont pu se maintenir au 2e tour.

À l’issue de ces élections municipales, le Front National dispose, dans les villes de plus de 1000 habitants, de 1546 conseillers municipaux et 459 élus dans les intercommunalités. Cet ancrage municipal  permettra la présence systématique du FN lors des futures échéances régionales et départementales de 2015.

Il est indéniable que cette performance constitue un record historique pour notre formation politique, mais pas seulement.

C’est d’abord la confirmation que la stratégie d’enracinement initiée par Marine Le Pen, qui avait déterminé un objectif audacieux: monter au moins 500 listes, obtenir au moins 1000 élus municipaux et emporter quelques villes a porté ses fruits. Mais surtout, il s’agissait de faire la démonstration à nos compatriotes que le FN est une organisation ambitieuse, se donnant les moyens militants de ses ambitions et tenant tête à nos adversaires avec un projet politique sérieux, stable, de bon sens, utile aux Français et adapté à la situation plus que préoccupante dans laquelle nous ont plongé des décennies d’une politique de reniement national à laquelle nous opposons, nous, la volonté de redressement national. A partir de maintenant, nous ne laisserons pas dire que le vote FN est un vote de réaction, de ras-le-bol, de sanction ou que sais-je encore. Non, les électeurs, nombreux et déterminés ont bien lu et bien compris le message de Marine Le Pen au travers des documents que nous leur avons distribué et des diverses prises de paroles relayées par les médias. Et malgré l’interprétation toujours perverse de notre propos, malgré que l’on travestisse en toute occasion le moindre mot que nous prononcions, les français se sont pressés dans l’isoloir pour nous soutenir.

Ce succès naissant est ensuite un coup très fort  asséné à la traditionnelle bipolarisation UMPS. Beaucoup de nos compatriotes ont refusé la dérisoire fausse alternance consistant à voter UMP-UDI pour désavouer le PS. En témoignant de leur confiance aux candidats FN, ils ont fait le choix du seul vote utile,  un vote de conviction pouvant apporter le véritable changement.

Nous avons de toute évidence franchi une nouvelle étape dans notre développement et nous sortons  considérablement renforcé de cette expérience municipale. Les candidats,  à force de travail et d’investissement, ont su présenter de manière crédible et sérieuse leur projet municipal. Ils ont battu la campagne, acquis de l’expérience et sont devenus des candidats chevronnés. Les propositions se sont affinées, au fil des rencontres avec la population. Partout, nos candidats ont pu s’appuyer sur une logistique forte et une mobilisation militante qui peu à peu se professionnalise, constituant des équipes locales qui sont autant de points d’ancrage dans les territoires. 

Au-delà de tout cela, nous constatons un changement de perception du rôle du Front National dans la vie politique française, une véritable prise de conscience concernant notre action. Aujourd’hui, on n’évoque plus seulement notre « pouvoir de nuisance » envers d’autres formations politiques. Le FN, vous vous souvenez, c’était « le côté obscur » qui troublait le cours du jeu politique avec cette sale habitude d’aller à l’essentiel, de poser les questions qui fâchent, de considérer qu’en politique il n’est rien au dessus du bon sens et que l’effort mené par nos gouvernants doit être tout entier tourné vers nos concitoyens et le devenir de notre Nation. Des concepts bien étrangers aux volontés affichées du système.

 Mais à l’occasion de ces municipales victorieuses, avec l’élection de nombreux maires, le Front National devient une constante incontournable et s’affirme comme une grande force politique, constituée, autonome, capable de conquérir le pouvoir. Le grand enseignement que nous devons tirer de ce scrutin des municipales, c’est que nous pouvons représenter un véritable pôle de rassemblement qui, sur le plan local, nous l’avons vu, peut aller bien au delà de son électorat traditionnel. Et si l’on y regarde bien, que se passe-t-il désormais à chaque scrutin ? les médias ne traitent finalement qu’un seul grand sujet : la percée du Front National! Les cadres et les élus ont été sollicités comme jamais lors des soirées électorales dernières pour aborder ce seul thème.

Forts de cette percée sans précédent aux municipales, nous abordions ensuite sereinement la campagne des européennes. Nous y étions à l’origine d’un séisme politique qui ne fut une surprise pour personne tant notre victoire était déclarée acquise par tous les observateurs. Pour la première fois dans notre histoire, nous arrivions en tête à une élection nationale et pour la première fois depuis 20 ans l’abstention était en recul aux élections européennes. Nous pouvons sans exagérer, me semble-t-il, parler d’un véritable élan puisque nous multiplions le nombre de nos élus par 8 ! En tête dans 71 départements, il semblerait qu’il n’y ait plus pour le Front National de « terres de missions », nous sommes, comme je le disais précédemment, considérés à juste titre comme une formation de gouvernement à même de prendre en mains la direction des opérations de ce pays. Il est à noter que le parti socialiste est proprement laminé, n’atteignant pas la barre des 14%. L’UMP chute très lourdement, payant ainsi le prix des divisions internes, de la grande confusion idéologique qui règne à l’intérieur de cette formation politique et payant surtout le prix des affaires, toujours plus nombreuses et scandaleuses, qui ternissent définitivement l’image d’une droite qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. Ne nous y trompons pas, ce scrutin était éminemment politique, les candidats du Front National ont abordé tous les thèmes majeurs durant la campagne : économie et surtout patriotisme économique, agriculture, euro, immigration, identité etc…Il est à noter d’ailleurs que nous étions les seuls à parler d’Europe, les autres partis eux n’en parlent jamais car c’est à la fois l’origine et le fruit de leur collusion. La victoire du FN a montré que le clivage droite/gauche est, en matière d’affaires européennes, aujourd’hui dépassé et que le véritable enjeu, c’est l’opposition de l’idée de nation à l’idée de mondialisation sauvage incarnée par l’Union Européenne, le choix d’un avenir français ou le renoncement. Tous les pays d’Europe traversent cette fracture, on le voit en Italie, on le voit au Danemark, on le voit au Royaume Uni et je vous l’affirme aujourd’hui, à priori sans prendre de grands risques d’erreur : inéluctablement, les formations politiques qui prendront le pouvoir demain en Europe seront celles qui ont au cœur de leur projet la conscience nationale. 

C’est donc fort de 24 représentants que le Fn poursuit son action au sein de l’Union Européenne, nous aurons une formation forte pour y dénoncer les scandales, pour y défendre l’idée que la souveraineté des nations peut seule garantir une issue politique saine et que la voie de l’ultra-libéralisme et du mondialisme ne peut nous entraîner qu’à devenir à terme des franchisés de la Chine ou des Etats-Unis. Ne doutons pas qu’à court ou moyen terme, nous parviendrons à constituer contre vents et marées un groupe politique avec d’autres formations patriotes étrangères. Cette nécessité reste un objectif fort pour Marine Le Pen et elle nous a suffisamment prouvé que sa détermination la conduit en règle générale à l’accomplissement de ses projets.

Être devenu le premier parti de France constitue donc en quelque sorte l’apogée de ce bilan du premier semestre du Front National. Il faut cependant garder à l’esprit qu’au-delà d’un aboutissement évident de nos efforts, conjugués au talent de nos cadres nationaux, cet état de fait représente surtout le début d’une nouvelle et passionnante aventure qui devrait nous emmener tout droit vers une victoire aux présidentielles. 

Ne perdons pas de vue cependant que nos adversaires, bien que fragilisés et encore sous le coup de leur récente défaite n’auront de cesse que de nous barrer la route. Ils emploieront pour cela tous les moyens à leur disposition quels qu’ils soient, y compris et surtout ceux qui peuvent changer la donne rapidement. Je parle des bouleversements annoncés confusément dans l’organisation des prochaines élections, modifications de calendrier par exemple, on parle et c’est plus grave, de volonté de réforme de certains modes de scrutin, tout cela allant évidemment vers un seul objectif, défavoriser le plus possible la formation politique nationale. Mais il est question d’aller encore plus loin en mettant à bas notre organisation territoriale, vous en avez certainement entendu parler. C’est à mon avis une des entreprises les plus pernicieuses qui aient été mises en œuvre pour nuire à la Nation depuis fort longtemps.

En effet, l’objectif annoncé est de « simplifier le mille-feuille administratif » vous savez comme le système a tendance à fabriquer des images simples pour que le vulgum pecus assimile tranquillement à quelle sauce il sera mangé, on dit par ailleurs et les chasseurs présents ne me contrediront pas qu’il faut éviter de stresser le gibier, alors on parle de « simplifier le mille-feuille », comme on parlait naguère de « dégraisser le mammouth », il faut y voir des subterfuges sémantiques. Reconnaissons tout de même que nous sommes détenteurs du record mondial de la complexité administrative, ce qui sert d’excuse, entre autres, à l’élaboration de ce nouveau mauvais coup porté à la Nation.

Et voilà qu’à l’horizon 2020 on nous propose de supprimer les conseils départementaux, avec, on peut le supposer, la volonté cachée de supprimer jusqu’aux départements eux-mêmes. Puis, et cela pourrait nous amener jusque vers 2050, fusion progressive des régions afin de passer des 22 existantes à 14 méga euro régions qui ressemblent à s’y méprendre aux länders allemands. Encore un exemple de cette fascination infantile qu’a M. Hollande pour l’Allemagne. Demandons-nous au passage pourquoi autant d’empressement à assurer dès cet été, comme s’y est engagé M. Valls, le lancement de cette opération alors que l’on en voit l’aboutissement présumé que vers 2050 !

Ce découpage invraisemblable ne trouve de légitimité que dans l’esprit torturé des socialistes, il ne correspond à aucune logique culturelle, identitaire, traditionnelle, et surtout pas économique ! Comment nous a-t-on vendu la décentralisation jusqu’à présent ? En nous indiquant qu’elle permettait un bienfait majeur : ajouter de la proximité entre les citoyens et le pouvoir décisionnaire. Or, on nous inflige aujourd’hui l’inverse, on agrandit les régions, éloignant ainsi l’individu du pouvoir. On l’éloigne même à tel point que l’on supprime le niveau départemental de toute représentation élective. Le résultat de cela peut-il être perçu autrement que comme un recul grave de la démocratie dans l’environnement le plus immédiat des français? 

En effet, en supprimant ou en limitant les assemblées électives représentatives des citoyens on transfert le pouvoir aux agents administratifs du gouvernement, ce sont les préfets qui demain détiendront une sorte de pouvoir régalien. On peine à trouver dans cette nouvelle supposée « organisation » autre chose au contraire qu’une grande désorganisation. On a, lorsque l’on explore cette réforme, une impression de grande hésitation, des signes évidents d’incohérence et la certitude qu’elle est le fruit d’esprits qui à aucun moment de leur réflexion ne se sont projetés ou mis à la place des citoyens qui devront subir leur vues. Aberration, par exemple que la fusion de nos deux régions, Rhône-Alpes et Auvergne. Bruno Gollnisch récemment posait la question d’ailleurs fort pertinente du lieu de siège. En effet, pourquoi Lyon et pas Clermont-Ferrand ? Et inversement ! S’il fallait trouver un lieu pour déterminer quelle serait la capitale de notre méga euro région, nous devrions en toute logique en déterminer l’épicentre. Quelle chance nous avons mes amis, nous n’en sommes pas si loin puisqu’il s’agirait de la douce commune ligérienne de Ste Agathe la Bouteresse, située dans l’arrondissement de Montbrison et dont les habitants seront certainement tout à fait satisfaits de voir s’ériger au milieu d’eux le complexe de bâtiments propre à abriter les services nécessaires à la bonne marche de l’usine à gaz hollandienne. En puydomois ironique, je pose au passage la question de ce que deviendrait le palais féodal du nouveau siège du Conseil Régional que vient de construire M. Souchon à Clermont-Ferrand. Lequel représente bien mal l’idée que l’on se fait généralement du légendaire sens des économies des auvergnats, tant il est inutilement faste et somptueux. 

Lesquels auvergnats se verraient sans doute fort mal dirigés depuis Lyon, au moins autant d’ailleurs que les Lyonnais depuis Clermont-Ferrand.

Alors, dans quel mystérieux concept d’avenir peut bien résider une telle idiotie, décidée à la hâte, sans la moindre concertation et présentée cependant comme essentielle aux français, cela jusqu’à en devenir sévère dans le discours comme l’a montré récemment M. Valls dont la sévérité s’avère d’ailleurs à géométrie variable, mais c’est une autre histoire.

Il s’agit en réalité d’une recommandation faite à la France par l’Union Européenne le 2 juin de cette année. Il faut entendre par « recommandation », « injonction » si l’on est quelque peu familier avec la conception européenne du libre arbitre et de l’application de la démocratie. Sachant cela, tout devient alors lumineux, le pouvoir eurocrate ne traitera plus avec les Nations mais avec 150 provinces européennes en position de dépendance économique, à l’affut de subventions et de rétributions. Notre Président figure d’ailleurs déjà très bien ce que seront les chefs d’état dans ce schéma : des sous préfets européens aux ordres de la monstrueuse machine bruxelloise.

Evidemment, pour faire passer cette pilule aux dimensions d’un ballon de rugby, cela n’est pas évident. On nous parle alors d’une économie substantielle que nous ferions et qui serait de l’ordre de 10 à 15 Milliards d’euros. Notons au passage le peu d’intérêt que l’on porte aux questions d’argents quand on ne pousse pas la précision à 5 milliards près, les 6 millions de chômeurs et de travailleurs pauvres que j’évoquais tout à l’heure apprécieront sans doute. Cela permet aussi de relativiser les 7 milliards annuels que nous coûte la gabegie européenne, après tout, que sont 7 milliards quand il s’agit de la pérennité du mondialisme forcené. Au Front National, nous prenons au contraire le pari que nous paierons fort cher cette élucubration. A un niveau inférieur, on nous avait également enfumé il y a quelques années avec les économies considérables que nous apporterait l’intercommunalité, laquelle s’avère aujourd’hui un véritable boulet financier !

Lorsque je vous disais tout à l’heure ma confiance dans le fait que les prochains scrutins présidentiels verront dans toute l’Europe l’avènement des formations politiques patriotes, tout devient clair ! Le système a tout intérêt à supprimer à nos dirigeants élus les prérogatives qui sont habituellement celles des chefs d’états et à les soumettre à des instances supra nationales. 

Marine Le Pen, sur le sujet, ne se contente pas de critiquer et va au-delà en proposant un autre schéma organisationnel : elle avance l'idée d'appuyer cette réforme territoriale sur une structure plus traditionnelle allant dans le sens : communes, départements, nation, préservant ainsi l’harmonisation et l’intérêt national, elle préconise par ailleurs l'élection de conseillers territoriaux par listes à la proportionnelle intégrale, lesquels seraient alors les représentants des départements. Les premiers de liste auraient également les compétences de conseillers régionaux. Pour le coup, on commence là à parler véritablement d’economies, et pas des moins substantielles ! L'avantage est que cette nouvelle organisation supprimerait l'intégralité des conseils régionaux. Le redéploiement ainsi envisagé permettrait aussi de faire remonter à l'État certaines prérogatives stratégiques telles que les transports.

Il est tout à fait évident que de tels bouleversements ne devraient pouvoir être le fruit de décisions unilatérales d’un pouvoir aux abois, conscient d’entamer sa dernière décennie d’existence. 

Quand on se propose de changer à ce point le paysage des peuples et d’influer autant sur leur fonctionnement au quotidien, c’est un devoir que de le faire par referendum. Considérons, comme le dirait l’homme de la rue que c’est « la moindre des choses ».

Je souhaiterais que vous ne passiez pas à côté de l’aspect peut-être le plus grave de cette réforme. Il réside à mon sens dans une volonté qui sous tend toutes les entreprises politiques les plus néfastes depuis le milieu du 20ème siècle, celle de changer profondément l’Homme en tendant vers l’uniformisation, de faire des gouvernements des pourvoyeurs de consommateurs et de tourner notre civilisation vers le seul horizon du profit, des marchés et de l’économie mondiale débridée. 

Cette inversion des valeurs que nous avons connue dans les années soixante, lorsqu’on nous a expliqué que tout ce qui constituait les piliers de notre société devait changer, lorsque notre mode de vie a dû subir les pires bouleversements, cette inversion des valeurs disais-je constituait déjà les prémices de ce qu’aujourd’hui les eurocrates bruxellois poursuivent inlassablement. C’est ainsi que le bon sens en politique est devenu accessoire, voire suspect. On nous a enseigné que ce qui semblait évident était dérisoire et potentiellement dangereux, que nous devions absolument nous en remettre aux instances intellectuelles désignées par le système, mieux à mêmes de décider pour nous. Même l’Art nous a été confisqué, j’ai eu il y a quelques mois une intéressante discussion avec votre secrétaire départementale sur ce sujet, l’avènement de ce que l’on a appelé l’art conceptuel a marqué de manière indélébile et symbolique cette aspiration nouvelle à marcher sur la tête. La promotion de la laideur, la disparition de la notion de travail, d’application et de temps consacré à la réalisation à désorienté l’homme devant l’œuvre d’Art depuis qu’on lui explique qu’il n’y a rien de raté ou de puéril, il n’y a que des concepts qu’il ne peut pas comprendre. Par le biais de la dénaturation du sens artistique on a fait croire aux peuples qu’ils étaient incapables de jugement sans le secours des bien-pensants. L’art figuratif, reproduction pure du premier acte artistique : celui de la nature, est devenu méprisable et fortement déconseillé dans toutes les écoles modernes.

De la même manière, on a souhaité couper les citoyens de leurs principaux repères : leur histoire, leurs traditions, leurs racines. C’est là d’ailleurs qu’est née la notion de folklore, sorte de simulacre de tradition, passé au crible d’une modernité ringarde. « Le folklore, c’est ce qui reste quand on a tué la tradition » Je ne sais plus qui disait cela mais c’était un homme de bon sens, peut-être Henri Vincenot qui qualifiait l’Art dit moderne de « pets de l’esprit ».

Le déracinement, la notion aujourd’hui incontournable de citoyen du Monde que l’on nous inflige de toute part, est un signe fort d’une décadence organisée, orchestrée, si je ne sais plus d’où je viens alors, ou je vais n’a pas d’importance. Loin de nous sensibiliser au monde, cette notion au contraire nous en éloigne et le monde n’est plus qu’un dépliant d’agence de voyage. Voilà ce que les instances mondialistes de Bruxelles et d’ailleurs veulent pour nous afin que rien ne nous détourne de notre devoir de consommation et que rien ne nous tire de notre léthargie.

Il y a quelqu’un, cependant, qui sonne le réveil du peuple français. Inlassablement. Qui nous rappelle que nous sommes d’ici et que notre passage n’a de sens que si nous pérennisons ce que d’autres avant nous ont construit et pensé sur cette terre française. Cette conscience nationale, c’est Marine Le Pen qui la personnifie aujourd’hui, et nous derrière elle. Elle n’implique aucun mépris de l’autre, au contraire, l’autre est fascinant par sa singularité, il ne devient banal que dans l’uniformisation des peuples et des cultures.

L’histoire de l’humanité a montré que le monde n’est pas fait pour des peuples lâches, demain, ce sont des citoyens courageux et déterminés qui dans toute l’Europe reprendront les rênes, nous en voyons déjà les prémices et nos adversaires s’en inquiètent gravement.

Mes chers amis, je dirai pour conclure et vous laisser aller à d’autres réjouissements que ma modeste prose que si vous avez ce sentiment que notre place dans le monde et dans l’histoire ne nous appartient pas mais que nous avons le devoir de transmettre et de maintenir vivante l’âme française et au-delà l’âme européenne, alors, vous êtes chez vous au Front National."

 

 

 

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